jump to navigation

UE/Turquie : la France ne s’oppesera pas à l’ouverture de nouveaux chapitres mai 31, 2007

Posted by acturca in France, Turquie-UE.
trackback

Europolitique, No. 3316

31 mai 2007

Si le président français s’oppose à l’adhésion de la Turquie à l’UE, la France ne compte pas pour autant faire obstacle à l’ouverture de nouveaux chapitres de négociation avec Ankara. Nicolas Sarkozy vient de confirmer qu’il ne tentera pas de s’opposer à l’ouverture de nouveaux chapitres (Statistiques, Politiques économique et monétaire, Contrôle financier) à négocier avec la Turquie lors de la prochaine Conférence intergouvernementale du 26 juin.

Cette information est tombée à quelques jours de la réunion du 4 juin de la troïka de l’UE (actuelle et prochaine présidences du Conseil de l’UE, secrétaire général du Conseil et président de la Commission) avec la Turquie.

A maintes occasions, le candidat Sarkozy s’était fortement déclaré contre l’adhésion de la Turquie à l’UE et avait dit son intention de suspendre les négociations d’adhésion avec Ankara. Lors de sa première visite à Bruxelles, le 23 mai, en tant que président, il a toutefois déclaré qu’il mettait de côté pour l’instant la question turque, dans l’attente que l’UE résolve le problème de sa constitution. Il semble vouloir éviter que la question de l’adhésion de la Turquie ne fasse ombrage à la forme de constitution qu’il préconise.

Selon les sources diplomatiques françaises, M. Sarkozy reviendrait sur cette question après le rapport de la Commission sur les progrès de la Turquie vers l’adhésion, prévu pour novembre. Le rapport devrait reprocher à Ankara son évolution politique récente en cette année d’élections. Le pays traverse sa pire période depuis le début de la décennie, le différend sur l’élection du président signifiant que les réformes nécessaires sont bloquées. M. Sarkozy pourrait exploiter cette situation pour geler la poursuite des négociations. Le 23 mai à Bruxelles, il a dit qu’il restait opposé à l’entrée de la Turquie en tant qu’Etat membre, ne voyant pas comment on peut être candidat avec une opinion et président avec une autre opinion. Il estime que la Turquie n’a pas sa place dans l’UE.

M. Sarkozy semble cependant nouer de bonnes relations avec la Turquie, qui jouera selon lui un rôle majeur dans la nouvelle initiative à établir entre l’UE et la Méditerranée. Il a envoyé le 26 mai en Turquie son conseiller diplomatique Jean-David Levitte, pour une réunion avec des responsables du ministère des Affaires étrangères, et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

La réunion de la troïka de l’UE et de la Turquie aura lieu en présence du commissaire européen Olli Rehn (Elargissement) et des ministres des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier (Allemagne), Luis Amado (Portugal), Abdullah Gul (Turquie). Elle portera sur l’évaluation du statut de la Turquie sur la voie de l’adhésion, les relations UE-OTAN, la sécurité, la lutte contre le terrorisme, Chypre et la situation régionale et internationale.

Commentaires»

No comments yet — be the first.