La Turquie entrevoit une "ère nouvelle" pour la paix dans le Caucase novembre 5, 2008
Posted by Acturca in Caucase, Turquie.Tags: Abdullah Gül, Arménie, Azerbaïdjan, Conflits, Haut-Karabakh, Ilham Aliev, Nagorny Karabakh, Turquie
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Agence France Presse
5 novembre 2008
Le président turc Abdullah Gül a estimé à l’issue d’une rencontre mercredi avec son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev à Ankara que les récents efforts de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan constituaient "le début d’une ère nouvelle" pour le Caucase.
Saluant les pourparlers menés par les présidents des deux Etats caucasiens la semaine dernière à Moscou, M. Gül a assuré lors d’une conférence de presse commune avec M. Aliev que "la Turquie soutient ce processus et espère qu’il va se poursuivre".
"Nous avons commencé à nous occuper ensemble et avec courage des problèmes du Caucase", a-t-il poursuivi.
M. Aliev et son homologue arménien Serge Sarkissian ont signé dimanche près de Moscou une déclaration commune avec le président russe Dmitri Medvedev dans laquelle ils se sont engagés à chercher une "solution pacifique" à leur conflit sur la question du Nagorny Karabakh.
Les séparatistes arméniens ont pris le contrôle du Nagorny Karabakh, un territoire montagneux de 150.000 habitants situé en Azerbaïdjan mais peuplé majoritairement d’Arméniens, à l’issue d’un conflit armé qui a fait près de 30.000 morts au début des années 90.
Malgré un cessez-le-feu signé en 1994, Bakou et Erevan n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le statut de la région et les accrochages restent fréquents.
A Ankara, M. Aliev a dit espérer que les pourparlers avec Erevan conduiraient à une résolution du différend "de manière graduelle" et a remercié la Turquie pour ses efforts de paix dans la région.
Ankara, qui a fermé sa frontière avec l’Arménie en 1993 après le conflit entre Bakou et Erevan pour marquer son soutien à l’Azerbaïdjan, souhaite voir progresser les efforts de paix entre les deux pays pour normaliser ses propres relations avec l’Arménie.
Les relations entre Ankara et Erevan sont d’autant plus difficiles que les deux capitales n’ont pas de relations diplomatiques, en raison de divergences sur le caractère des massacres d’Arméniens commis en 1915-17 en Anatolie, les Arméniens évoquant un "génocide", terme réfuté par les Turcs.
Dans un effort pour apaiser les tensions, M. Gül a effectué en septembre une visite historique à Erevan, devenant le premier chef d’Etat turc à se rendre en Arménie.

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