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La Turquie, premier bénéficiaire des fusions-acquisitions 10 avril 2006

Posted by Acturca in Economy / Economie, Turkey / Turquie.
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Les Echos, no. 19644
L'analyse financière, lundi 10 avril 2006, p. 33

L'impact des mouvements de consolidation sectorielle sur les Bourses émergentes a profité surtout à la Turquie. Les valeurs financières sont en première ligne.

L'indice MSCI des marchés émergents s'est apprécié de plus de 15 % en dollar depuis le début de l'année. Les mouvements de fusions-acquisitions ont joué un rôle plus ou moins important selon les places.

« La Bourse d'Istanbul est sans conteste celle qui a le plus profité de ce thème ces derniers mois ; la Turquie a connu une vague d'acquisitions dans le secteur financier, avec notamment, il y a une semaine, l'offre de National Bank of Greece sur Finansbank, pour un peu moins de 4 fois ses capitaux propres », remarque Patrice Lemonnier, responsable de la gestion des actions émergentes
pour Crédit Agricole Asset Management (CAAM).

A l'occasion de cette annonce, les titres Isbank, Akbank et Denizbank ont bondi d'environ 6 % sur la séance. Les secteurs de l'acier et des télécommunications turcs ont aussi été animés par des OPA : celle du fonds de pension local Oyak sur Erdemir en février et celle de Vodafone sur Telsim, le deuxième opérateur mobile du pays, fin 2005.

Les autres marchés émergents ont bénéficié du phénomène de concentration de manière plus ponctuelle. Récemment, l'autorisation donnée à Citibank de procéder à nouveau à des acquisitions à l'étranger a dopé les titres de certaines banques brésiliennes. Le marché russe se révèle, lui, assez hermétique, dans la mesure où le gouvernement protège encore ses fleurons
industriels, notamment dans le pétrole et le gaz.

Pas de prix excessifs

L'équipe de CAAM note qu'historiquement, les secteurs les plus touchés par les mouvements de fusions-acquisitions sont la finance, le ciment, les mines et les télécommunications. De larges pans de l'industrie des télécoms au Brésil, au Chili et en Europe de l'Est sont d'ailleurs contrôlés par de grandes entreprises européennes et la quasi-totalité des banques d'Europe de l'Est et du Mexique sont aux mains de groupes étrangers. Pourtant, malgré ces tendances très marquées, les compartiments de valeurs en question n'ont pas atteint des niveaux de prix excessifs.

L'impact de telles opérations sur la pondération des indices boursiers émergents est rarement important. Le plus souvent, les prédateurs ne prennent qu'une participation majoritaire et laissent un flottant significatif. De nombreuses
valeurs financières ont toutefois été retirées de la Bourse de Mexico à la suite d'OPA.

Les opérations de croissance externe ne proviennent pas uniquement de groupes implantés dans les pays développés. Le mexicain America Movil a d'ailleurs les faveurs du marché, alors qu'il s'est lancé dans une politique d'acquisitions à bon prix en Amérique latine.

Par ailleurs, un phénomène relativement nouveau se développe : des entreprises des pays émergents partent à la conquête de leurs homologues occidentales. Le chinois Lenovo a, par exemple, acheté certains actifs d'IBM ; Cemex, l'un des grands cimentiers mondiaux, a fait des acquisitions importantes en Europe et aux Etats-Unis et les géants indiens des services informatiques achètent des PME occidentales. Le phénomène n'en est qu'à ses balbutiements.

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