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Moscou lance l’union économique eurasienne 18 août 2006

Posted by Acturca in Caucasus / Caucase, Central Asia / Asie Centrale, Economy / Economie, Energy / Energie, Russia / Russie.
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La Tribune (France)

vendredi 18 août 2006, p. TR06

L’union douanière devrait se substituer à la CEI, jugée largement inefficace. Moscou menace Washington de sanctions économiques si son accession à l’OMC n’est pas accélérée.

Vladimir Poutine et les chefs d’État de cinq anciens satellites de Moscou participent à un sommet depuis mercredi à Sotchi, en Russie, consacré à la création d’un espace économique commun. L’Eurasec (abréviation russe d' » union économique eurasienne « ) devrait démarrer fin 2008 sous la forme d’une union douanière entre Russie, Kazakhstan et Biélorussie, a déclaré le président biélorusse Loukachenko.

Moscou entend bâtir l’Eurasec  » sur la base d’intérêts économiques bien compris  » et non comme une  » manière civilisée d’enterrer l’URSS  » – ce à quoi servit la CEI, Communauté des États indépendants, créée en 1993 sur les ruines de l’URSS. Outre le noyau dur constitué par les trois premiers pays, l’union inclut le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. L’Ukraine, la Moldavie et l’Arménie n’y ont que le statut d’observateur, alors que Kiev devait au départ faire partie du noyau dur. Élu sur une plate-forme prorusse, le nouveau Premier ministre ukrainien, Viktor Ianoukovitch, a poliment accepté son strapontin à Sotchi mais n’a pas pu cacher qu’il était venu pour autre chose : le gaz russe. Or, en dépit de ses promesses électorales, Ianoukovitch n’a pas réussi à obtenir un accord sur le sujet ultrasensible du gaz.

Conserver son influence. L’Ukraine a besoin de sécuriser l’approvisionnement de 56 milliards de mètres cubes de gaz venant de Russie pour faire face à la demande domestique. Pour l’instant, l’accord passé avec Moscou porte sur seulement 32 milliards de mètres cubes, au tarif de 95 dollars les 1.000 m3.

Sentant son influence sur Kiev se réduire inéluctablement au profit des Occidentaux, le Kremlin ne veut plus faire de cadeaux à son ancien allié.

En revanche, Poutine compte sur l’Eurasec pour retarder l’intégration dans la sphère économique occidentale de la Biélorussie et de l’Asie centrale. Très riche en hydrocarbures, le Kazakhstan est déjà courtisé par les États-Unis et par certains européens qui y voient une possible alternative au gaz russe.

L’Eurasec fait aussi figure de consolation alors que les efforts de Moscou pour entrer dans l’OMC sont régulièrement rejetés. Ouvrant un nouveau front avec Washington, le ministre de l’Économie, Guerman Gref, a menacé de mettre fin au statut préférentiel dont bénéficient les producteurs américains de volaille. La Russie représente 40 % des exportations de poulet américain.

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