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L’Union européenne veut développer les transports propres avec ses voisins 1 février 2007

Posted by Acturca in Caucasus / Caucase, Central Asia / Asie Centrale, Economy / Economie, EU / UE, South East Europe / Europe du Sud-Est, Turkey-EU / Turquie-UE.
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Les Echos (France), no. 19848, jeudi 1 février 2007, p. 31

Karl de Meyer

La Commission européenne a adopté hier les grandes lignes d’un plan d’action qui vise à mieux intégrer les pays voisins de l’Union européenne dans le réseau européen de transports alors que les politiques existantes dataient des années 1990, et devaient être modernisées.

A l’initiative de Jacques Barrot, commissaire aux Transports, Bruxelles a identifié cinq axes prioritaires à développer. Le premier, baptisé « autoroutes des mers », devrait relier la Baltique, la mer de Barents, l’Atlantique, la Méditerranée, la mer Noire et la Caspienne, voire pousser jusqu’à la mer Rouge via le Canal de Suez. L’axe nord relierait l’UE à la Norvège au Nord, à la Biélorussie et à la Russie à l’Est et l’axe central viserait à développer les connexions entre l’Europe centrale et l’Ukraine, la mer Noire et la Caspienne, avec des extensions prévues vers l’Asie centrale et le Caucase. Au Sud-Est, Bruxelles voudrait relier l’UE, via les Balkans et la Turquie, au Caucase et à la mer Caspienne. Enfin, au Sud-Ouest, il s’agirait d’améliorer les transports de l’UE vers le Maghreb, avec des extensions vers l’Egypte.

Un coût de 45 milliards

Bruxelles cherche non seulement à construire ou moderniser des infrastructures, mais aussi, à rapprocher, le plus possible, les législations et les réglementations locales des normes européennes. Elle veut notamment simplifier les procédures administratives qui allongent les arrêts aux frontières. Un train de fret met actuellement douze jours pour rallier Moscou depuis Berlin ! Ce délai pourrait être ramené à moins de cinq jours. Le coût du programme est estimé à quelque 45 milliards d’euros, dont 35 milliards d’euros à trouver d’ici à 2020, sur la base de financements publics et privés, avec l’aide d’institutions internationales. Ces montants très importants seront probablement difficiles à rassembler, au vu notamment de la difficulté que rencontre l’Europe à mettre en place ses propres réseaux transeuropéens.

Note(s) : de notre bureau de Bruxelles

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