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La Turquie se pose en médiateur au Proche-Orient 16 février 2007

Posted by Acturca in Middle East / Moyen Orient, Turkey / Turquie.
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Le Figaro (France), Vendredi 16 février 2007

Laure Marchand

Multipliant les signes d’apaisement à l’adresse du monde musulman, Israël a commencé à diffuser hier en direct les images des fouilles archéologiques en cours près du troisième lieu saint de l’islam. Elles seront visibles 24 heures sur 24 sur le site de l’Autorité israélienne des antiquités.

Des techniciens turcs devraient être envoyés pour inspecter les travaux et les fouilles archéologiques entrepris par les Israéliens aux abords du mur des Lamenta- tions et de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, troisième lieu saint de l’islam. La mission aura pour but de vérifier l’utilité du chantier, interrompu lundi après les vives protestations qu’il a déclenchées dans les pays musulmans, ont annoncé les premiers ministres israélien et turc, hier, à Ankara dans une conférence conjointe. Ehoud Olmert effectuait une visite officielle de deux jours en Turquie, afin d’évoquer le conflit interpalestinien, l’impasse diplomatique avec la Syrie, mais également dans le but d’obtenir l’appui d’Ankara sur le dossier du nucléaire iranien.

Le gouvernement islamo-conservateur AKP a trouvé dans cette rencontre une nouvelle occasion de proposer ses services de médiateur au Proche-Orient. La décision d’envoyer une équipe technique turque permettra donc à Ankara de jouer les entremetteurs dans la région. La veille de l’arrivée d’Ehoud Olmert, Recep Tayyip Erdogan avait lui-même fortement critiqué les travaux israéliens.

S’adressant au groupe parlementaire de l’AKP, il avait suscité une salve d’applaudissements des députés en déclarant que « personne n’a le droit de suivre une politique qui consiste à dire :»J’ai décidé et je l’ai fait* ». Le chef du gouvernement turc avait également demandé à l’État israélien d’éviter « les décisions unilatérales », et de préférer le « consensus » sur des questions religieuses extrêmement sensibles. « Nous apprécions ses avis » Les liens entre Israël et la Turquie se sont distendus depuis l’arrivée au pouvoir, en 2002, du gouvernement issu de la mouvance islamiste, mais la Turquie demeure l’allié stratégique principal de l’État juif dans la région.

Le gouvernement d’Erdogan entretient également de bonnes relations avec l’Autorité palestinienne, comme avec le Hamas. En février 2006, une délégation du parti islamiste palestinien, en quête de reconnaissance internationale, avait même effectué un voyage controversé à Ankara. Ses membres avaient été reçus par des cadres de l’AKP.

Outre ses nombreuses propositions d’intervention pour relancer les pourparlers avec les Palestiniens, la Turquie se porte volontaire pour favoriser une reprise du dialogue en Israël et la Syrie. « La Turquie représente un pont important entre Israël et les pays musulmans, nous apprécions ses avis », a d’ailleurs déclaré Ehoud Olmert. Une allusion directe à la nouvelle responsabilité que peut endosser la Turquie.

« Nous voulons faire la paix avec la Syrie. Nous serions heureux de faire la paix avec la Syrie, mais la Syrie n’a pas mis fin à son soutien à la terreur », a-t-il insisté au cours de la conférence de presse. À ses côtés, Recep Tayyip Erdogan s’est porté garant de la bonne volonté du président syrien Bachar el-Assad, qu’il a rencontré à Damas, en décembre 2006.

Et le premier ministre turc de déclarer : « Dans les prochaines semaines, j’aurai des discussions avec la Syrie et nous tenterons de parvenir à des résultats . »

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