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Un nouvel oléoduc de la mer Noire à la mer Egée 22 février 2007

Posted by Acturca in Caucasus / Caucase, Energy / Energie, Russia / Russie, South East Europe / Europe du Sud-Est, USA / Etats-Unis.
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Courrier international (France), no. 851

jeudi 22 février 2007, p. 18

Le 7 février, la Grèce, la Bulgarie et la Russie ont signé un accord pour la construction d’un oléoduc reliant le port bulgare de Bourgas, sur la mer Noire, à celui d’Alexandroupolis, sur la mer Egée.

Les trois pays « se sont accordés pour créer un axe balkanique », souligne Eleftherotypia. Longue de 280 kilomètres, cette nouvelle infrastructure, qui devrait être mise en service en 2010 pour transporter 35 millions de tonnes de pétrole russe en contournant la Turquie, « permettra de créer des emplois dans ces villes peu développées de la région et renforcera la puissance russe par rapport à la Turquie, explique le quotidien athénien. En acheminant, sur des pétroliers grecs, du pétrole de la Russie vers Bourgas, puis par le nouvel oléoduc jusqu’à Alexandroupolis, où les pétroliers grecs se chargeront de distribuer ce pétrole en Europe, l’axe Russie-Bulgarie-Grèce se renforce et deviendra un moyen moins cher pour les pays européens de se fournir en pétrole. » Tous les signataires sont gagnants dans cette opération, assure Eleftherotypia, « en particulier la Russie, à qui reviendront 50 % des bénéfices de la construction de l’oléoduc, alors que la Grèce et la Bulgarie se partagent 25 % ». De son côté, « la Grèce, qui dispose déjà du quart de la flotte mondiale, confortera sa position importante dans le marché des pétroliers ».

Côté bulgare, en revanche, c’est la désolation qui prévaut dans les médias. « Après avoir donné le monopole intégral à Gazprom sur le marché énergétique bulgare, le gouvernement cède une nouvelle fois face aux injonctions de Moscou », écrit Kapital de Sofia. L’hebdomadaire économique rappelle que, « malgré les gesticulations des ministres pour prouver le contraire, le contrat donne les pleins pouvoirs aux Russes sur l’ensemble du projet : la compagnie de transport sera contrôlée par les Russes, ainsi que le volume des livraisons et jusqu’au terminal pétrolier de Bourgas, qui sera russe et ne pourra par conséquent être utilisé par l’oléoduc alternatif AMBO [de Bourgos au port albanais de Vlora], soutenu par les Etats-Unis ». Kapital rappelle que cette décision a été prise « une nouvelle fois dans l’opacité la plus totale et sans aucun débat public ». « Même des pays comme l’Ukraine ou la Moldavie, autrement plus liés à Moscou, ont mieux défendu leurs intérêts nationaux », conclut l’hebdomadaire. « Le gouvernement actuel est en passe de faire de nouveau de Sofia l’allié le plus fidèle de Moscou, à peine deux mois après l’entrée de la Bulgarie dans l’UE », écrit, en écho, le quotidien Dnevnik.

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