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La Russie et la Bulgarie signent un accord sur un projet de gazoduc, renforçant l’influence de Moscou 18 janvier 2008

Posted by Acturca in Energy / Energie, Russia / Russie, South East Europe / Europe du Sud-Est.
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AP French Worldstream

18 janvier 2008, Sofia

Responsables russes et bulgares ont signé un accord vendredi sur un projet de gazoduc qui renforcerait la domination de Moscou sur l’approvisionnement européenne en gaz naturel, alors que les Etats-Unis et l’Union européenne soutiennent un projet concurrent.

En visite à Sofia, le président russe Vladimir Poutine n’a pas ménagé ses efforts pour obtenir la participation cruciale de la Bulgarie au projet South Stream, un projet de gazoduc entre la Russie et l’Europe, qui passerait sous la Mer noire pour arriver jusqu’en Bulgarie avant de se diviser pour alimenter les pays européens.

Vladimir Poutine a écarté les inquiétudes européennes vis-à-vis de l’influence croissante de la Russie dans le domaine énergétique, estimant après la signature que les accords conclu « augmenteront sérieusement la sécurité énergétique des Balkans, de l’Europe dans sa totalité et, bien sûr, de la Bulgarie ».

En réalité, a-t-il expliqué, « il y a une lutte âpre entre les pays européens pour que la Russie construise de tels réseaux d’acheminement du gaz naturel » chez eux. « L’existence de tels projets d’infrastructures augmente l’importance politique et économique d’un pays et apporte également des revenus ».

Il aura fallu que la Russie accepte un compromis et mène de négociations de dernière minute pour emporter l’accord, approuvé par le gouvernement bulgare lors d’une réunion extraordinaire quelques heures seulement avant la cérémonie de signature.

« Les intérêts bulgares sont entièrement protégés car la compagnie qui sera mise en place pour construire et gérer le gazoduc sur le sol bulgare sera pour 50% bulgare et pour 50% propriété russe », a précisé le Premier ministre bulgare Sergueï Stanichev. Le géant gazier russe Gazprom, contrôlé par l’Etat, avait auparavant proposé à la Bulgarie une part minoritaire dans le gazoduc traversant le pays.

« Jusqu’à hier, la partie russe insistait pour détenir une part de 51% », a précisé le chef du gouvernement bulgare, ajoutant que Vladimir Poutine avait largement contribué à faire progresser les négociations menées jusque tard dans la nuit.

Même si elle a dû accepter un compromis, la Russie renforce sa position de fournisseur dominant de l’Europe en gaz et pétrole. Moscou cherche à accroître son contrôle des routes d’approvisionnement vers l’Occident. « C’est très important que les parties aient montré leur capacité à trouver un compromis et le projet qui a été préparé reflète l’équilibre des intérêts », a estimé le président de Gazprom, Dimitri Medvedev, qui va vraisemblablement succéder à Vladimir Poutine après la présidentielle russe du 2 mars prochain.

Gazprom a mis en place une société commune avec l’Italien ENI pour mener une étude de faisabilité sur le projet de gazoduc de 900km, projet d’un montant de 6,8 milliards de dollars. South Stream est le concurrent direct du projet de gazoduc Nabucco, soutenu par les Etats-Unis et l’Union européenne, qui traverserait aussi la Bulgarie.

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