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Les Russes vont construire une centrale nucléaire en Bulgarie avec l’aide d’Areva 18 janvier 2008

Posted by Acturca in Energy / Energie, Russia / Russie, South East Europe / Europe du Sud-Est.
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Les Echos (France)

18 janvier 2008

Les deux pays ont signé vendredi un contrat d’une valeur de 4 milliards d’euros. Avec cette nouvelle centrale, la Bulgarie, qui a dû fermer celle de Kozlodoui sur demande de Bruxelles, espère retrouver sa position de grand exportateur d’énergie

Vladimir Poutine sait lui aussi jouer les VRP. Le président russe, en visite en Bulgarie, a signé un énorme contrat de quatre milliards d’euros pour construction d’une centrale nucléaire dans le nord du pays. Il a même prévu le financement : « dans son budget, la Fédération russe a réservé 3,8 milliards d’euros pour la réalisation des projets d’équipements de la centrale nucléaire de Béléné. S’il y a besoin, nous sommes prêts a accorder un crédit à la partie bulgare ».

Un « investisseur stratégique » qui détiendra 49% du capital de la centrale et un schéma de financement doivent encore être choisis par la partie bulgare avant la fin de l’année. 51% du capital appartiendra à la Compagnie nationale d’électricité bulgare (NEC).

Il s’agit de la première réalisation du groupe russe Atomstroyexport dans un pays de l’Union européenne. Le consortium franco-allemand Areva/ Siemens, sous-traitant d’ Atomstroyexport, doit fournir les équipements de sécurité, les systèmes de contrôle et de gestion, les systèmes électriques et des éléments des systèmes de chauffage et de ventilation.

La Bulgarie a obtenu début décembre le feu vert de la Commission européenne pour la construction de la centrale de Béléné, sur le Danube, à deux réacteurs à 1.000 MW chacun. La centrale devrait démarrer en 2013 et rester en exploitation pendant 60 ans. Le coût de l’énergie produite (hors retraitement) se chiffrera à 0,036-0,037 euro/KWH, selon le ministre bulgare de l’Economie et de l’Energie, Petar Dimitrov. Les réacteurs à Béléné seront du type VVER à eau pressurisée et d’un nouveau modèle, V-466, qui n’a pas été installé jusqu’à présent en Europe. Atomstroyexort l’utilise dans la construction en cours de deux centrales situées en Chine et en Inde, a précisé la NEC.

Fermeture de la centrale de Kozlodoui

La construction de la centrale avait commencé en 1987 et environ un milliard de dollars y avaient déjà été investis, mais elle avait été gelée sous la pression de mouvements écologistes en 1990 après la chute de la dictature communiste. L’ancien équipement sera racheté par Atomstroyexport.

Avec cette nouvelle centrale, la Bulgarie espère retrouver sa position de grand exportateur d’énergie, position perdue lors de la fermeture partielle fin 2006 de la centrale atomique de Kozlodoui, sur demande de l’Union européenne, pour des raisons de sécurité. Si, en 2006, le pays avait exporté 8 milliards de KWH dans les Balkans, ses exportations ont été réduites à 300 millions de KWH en 2007 et ont même été totalement arrêtées cette semaine.

A la veille de l’arrivée de Vladimir Poutine, le Premier ministre bulgare, le socialiste Serguei Stanichev, avait annoncé la volonté de son gouvernement de convaincre l’Union européenne de la nécessité d’une réouverture des réacteurs 3 et 4 de Kozlodoui, à 440 MW chacun, qui avaient été modernisés avant leur fermeture. Interrogé par la radio bulgare, un porte-parole du commissaire européen à l’Energie, Andris Piebalgs, a exclu une telle possibilité.

Sofia avait fermé à contre-coeur les réacteurs 3 et 4 comme condition à son adhésion à l’Union européenne le 1er janvier 2007. Les tranches 1 et 2 du même type avaient été fermées fin 2002 pour permettre le début des négociations d’adhésion.

Accord sur le gazoduc russo-italien South Stream

La Bulgarie et la Russie ont, par ailleurs, signé vendredi un accord intergouvernemental sur la participation bulgare au projet de gazoduc russo-italien South Stream, de la Russie sous la mer Noire vers l’Europe. La valeur de la partie du gazoduc qui passera par la Bulgarie s’élève à 1,4 milliard d’euros et celle du gazoduc entier à 10 milliards d’euros.

« L’adhésion de la Bulgarie à ce projet augmente le poids de notre pays sur la carte énergétique européenne », a souligné le Premier ministre bulgare, le socialiste Serguei Stanichev. « Il est important que les parties aient accepté un compromis. Le projet qui a été préparé reflète un équilibre des intérêts et permet une avancée sur ce sujet difficile », a estimé Dmitri Medvedev, successeur probable de Vladimir Poutine, cité par l’agence russe Ria Novosti.

Ainsi, la quantité de gaz russe transitant par la Bulgarie va augmenter de 30 milliards de mètres cubes contre seulement 17 milliards de mètres cubes par an aujourd’hui, a précisé le ministre bulgare de l’Economie et de l’Energie, Petar Dimitrov.

L’Union européenne, qui importe de la Russie près du quart du gaz qu’elle consomme, soutient cependant un autre projet de gazoduc, appelé Nabucco, auquel la Bulgarie participe également. Nabucco convoyera du gaz depuis la mer Caspienne en contournant la Russie.

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