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Le premier ministre grec, Costas Caramanlis, soutient à Ankara la vocation européenne de la Turquie 25 janvier 2008

Posted by Acturca in EU / UE, South East Europe / Europe du Sud-Est, Turkey-EU / Turquie-UE.
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Le Monde (France), 25 janvier 2008, p. 8

Guillaume Perrier

Annoncée et reportée trois fois depuis 2005, la venue en Turquie du premier ministre grec Costas Caramanlis, arrivé mercredi 23 janvier à Ankara, est en soi un événement. C’est la première visite officielle d’un chef de gouvernement grec depuis 1959. Elle confirme les relations cordiales établies ces dernières années.

Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a chaleureusement reçu son  » ami  » Caramanlis, qui fut l’un des témoins du mariage de sa fille en Turquie, en 2004, et qui soutient la candidature turque à l’Union européenne, en dépit du scepticisme de son opinion publique.  » L’UE doit accepter la Turquie une fois que celle-ci aura rempli ses obligations « , a-t-il réaffirmé mercredi.

 » Intérêts économique « 

Cette embellie dans les relations bilatérales suit le développement des liens commerciaux.  » Les intérêts économiques transcendent les différences politiques « , estime Selim Egeli, président du comité Grèce-Turquie au sein du Conseil turc pour le commerce extérieur. Le montant des échanges a dépassé les 2 milliards d’euros en 2007. Dans le domaine de l’énergie, les deux pays riverains de la mer Egée ont lancé des projets cruciaux. En novembre, MM. Caramanlis et Erdogan ont inauguré un gazoduc commun.

Pour autant, les traditionnels sujets de discorde sont loin d’être enterrés. Le dirigeant grec a appelé Ankara à se réconcilier avec Chypre. Mais le plus sensible reste le litige territorial en mer Egée. Autour de l’îlot grec d’Imia, un rocher inhabité, les navires de guerre des deux pays se livrent régulièrement à des provocations qui perturbent les efforts diplomatiques, comme le font aussi les querelles de pêcheurs grecs ou turcs qui pénètrent dans les eaux du voisin. Selon la presse turque, les deux dirigeants devaient évoquer ces questions dans un restaurant d’Istanbul.

Le premier ministre grec devait rendre jeudi une visite  » privée  » au patriarche Bartholomée Ier, à qui la Turquie ne reconnaît toujours pas le titre de patriarche  » oecuménique « . Le droit de la minorité grecque orthodoxe reste un sujet difficile. M. Caramanlis a aussi réclamé la réouverture du séminaire orthodoxe d’Heybeliada, fermé depuis 1971.

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