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Une nouvelle chance pour la réunification de l’île de Chypre 24 mars 2008

Posted by Acturca in South East Europe / Europe du Sud-Est, Turkey / Turquie.
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Le Service en français de Xinhua, 19 mars 2008

Par Qiang Wang

Une nouvelle opportunité émerge pour résoudre la question de Chypre, une île de la Méditerranée orientale, alors que les Chypriotes grecs et turcs reprendront vendredi leurs négociations en vue d’une réunification de ce pays insulaire, divisé depuis 34 ans.

« Nous espérons que nous pourrons faire des progrès, voire une percée dans la résolution de cette question de longue date en Europe », a déclaré lundi le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.

Le chef de l’ONU a exhorté la communauté internationale à  » profiter du dynamisme et de l’opportunité » apportés par l’arrivée au pouvoir de Demetris Christofias, partisan d’une reprise des pourparlers sur la division de Chypre.

En février, M. Christofias, homme politique de gauche modéré qui s’affirme capable de « rapprocher » les communautés grecque et turque, a remporté le deuxième tour de la présidentielle dans le sud de l’île.

En marge d’une session du Conseil européen à Bruxelles la semaine dernière, M. Chritofias a présenté sa vision à propos de la réunification de Chypre, vision à laquelle les poids lourds de l’Union européenne ont donné leur aval.

Parallèlement, le dirigeant chypriote-turc Mehmet Ali Talat a assuré M. Ban de ses engagements à relancer les pourparlers inter- chypriotes en marge d’un sommet de l’Organisation de conférence islamique au Sénégal.

Par ailleurs, M. Christofias a évoqué à Bruxelles la possibilité d’ouvrir un nouveau chapitre lors sa prochaine rencontre avec M. Talat. L’ouverture de ce chapitre doit être considérée comme un geste de bonne volonté des deux communautés, séparées par une ligne verte surveillée par les Casques bleus de l’ONU.

Fantôme de la colonisation

Chypre est divisée depuis 1974, quand l’armée turque est intervenue et a occupé le nord de l’île, à la suite d’un coup d’Etat déclenché par un groupe d’officiers grecs qui cherchaient une union rapide avec la Grèce. En 1983, les autorités chypriotes turques ont déclaré la séparation de Chypre et créé « la République turque de Chypre Nord », qui n’est reconnue que par la Turquie.

A l’appel de l’ancien président « dur » Tassos Papadopoulos, les Chypriotes-grecs ont rejeté en 2004 par référendum le projet de réunification, proposé par l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, pourtant accepté par les Chypriotes-turcs. Le statu quo de la partition est ainsi maintenu.

Dans la présidentielle de février, la ferme position de M. Papadopoulos lui a coûté un deuxième mandat, lorsque la majorité des Chypriotes-grecs réalisent que le blocage de longue date des pourparlers ne fera rien d’autre que de conduire vers une division permanente, un résultat que les Chypriotes-turcs ne souhaitent eux- mêmes pas voir.

D’antant plus que la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo a mis en exergue la nécessité de régler la question de Chypre.

Les Chypriotes-grecs imputent la partition à l’invasion de l’armée turque, mais les Chypriotes-turcs en tiennent responsable la xénophie des extrémistes de l’ethnie grecque, qui a entraîné la violence sanglante inter-communautaire dans les années 1960.

Chypre a gagné son indépendance du régime colonial britannique en 1960 et installe un système de partage de pouvoirs entre les communautés grecque et turque, qui s’est effondré quatre ans plus tard dans les violences inter-communautaires.

Si les négociations sont relancées substantiellement, une série de questions épineuses seront exposées sur la table, notamment la sécurité, la propreté, le retour des réfugiés, la réinstallation des émigrés turcs, et le droit d’intervention.

Des dizaines de milliers de Turcs émigraient sur l’île de Chypre après l’intervention militaire de la Turquie en 1974. Le plan Annan prévoit le rapatriement de 40.000 émigrés turcs, un nombre qualifié de « peu suffisant » par les Chypriotes-grecs.

Le Traité de garantie, signé en 1960, accorde à la Grande-Bretagne, à la Turquie et à la Grèce le droit d’intervenir dans les affaires chypriotes. La Turquie a profité de ce droit pour justifier son intervention militaire en 1974. Les Chypriotes grecs jugent « inacceptables » ce privilège à la colonialisation.

Malgré des dossiers épineux, les deux communautés chypriotes ont, pour la première fois dans leur histoire, leurs dirigeants proches d’une solution à la partition, et vont bénéficier d’une chance précieuse pour réunifier cette île, comme le souhaitent les Nations Unies, indiquent les analystes.

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