jump to navigation

Ankara estime pouvoir se passer du FMI 28 mars 2008

Posted by Acturca in Economy / Economie, Turkey / Turquie.
Tags: , ,
trackback

Les Echos (France), 25 mars 2008, p. 7

Yves Bourdillon

La Turquie est aujourd’hui la quinzième économie mondiale. Le ministre turc de l’économie, Mehmet Simsek, et le directeur du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, ont repris à Washington, à la veille du week-end pascal, les discussions en vue du déblocage d’une nouvelle tranche de 1 milliard de dollars du crédit stand-by de 10 milliards de dollars accordé à la Turquie en 2001. Un prêt qui avait aidé le pays à sortir de la grave crise financière qui l’avait frappé il y a sept ans. Depuis lors, sa situation macroéconomique s’est spectaculairement améliorée : l’inflation est passée en 2006, pour la première fois depuis près de quarante ans, sous la barre des 10 % ; la monnaie, amputée de six zéros en 2004, est stable ; la dette publique a été ramenée de 100 % à 60 % du PIB, grâce à un excédent primaire de 5,5 % du PIB, et le pays, désormais quinzième économie mondiale, enregistre la plus forte croissance de l’OCDE, à plus de 5 % par an.

Conséquence de cette embellie, Mehmet Simsek a affirmé la semaine dernière que le secteur public turc pouvait très bien se passer de cette nouvelle ligne de crédit, soulignant que la grave crise financière actuelle épargne relativement les pays émergents, à l’inverse des précédentes crises de confiance. Peut-être s’agit-il là d’une posture de négociation.

Le ministre dit craindre davantage la confusion institutionnelle née d’une récente initiative de la justice turque, l’éventuelle interdiction du parti au pouvoir, l’AKP, et de toute activité politique pour le chef de l’Etat, Abdullah Gül, et le Premier ministre, Recep Erdogan, pour non-respect du principe de laïcité inscrit dans la Constitution, en raison de l’autorisation accordée le mois dernier aux jeunes filles de porter le foulard islamique à l’université, après dix ans d’interdiction. La Bourse d’Istanbul et la livre turque ont fortement chuté pour cette raison la semaine dernière.

Sécurité sociale et retraites

Le FMI, de son côté, attend de la Turquie, quasiment son dernier « client » avec le Pakistan et le Congo-Kinshasa, qu’elle mette en oeuvre une réforme clef de sa Sécurité sociale et de son régime de retraite, extrêmement coûteux. Après presque deux ans de tergiversations, un projet de loi repoussant l’âge du départ en retraite (autour de 50 ans), actuellement le plus bas de l’OCDE, est devant le Parlement. Ankara affirme qu’il devrait être voté d’ici deux semaines.

Commentaires»

No comments yet — be the first.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :