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Fort comme un « Turk » 4 avril 2008

Posted by Acturca in Turkey / Turquie, USA / Etats-Unis.
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L’Équipe (France), 27 mars 2008, p. 13

de notre correspondant Olivier Pheulpin, San Antonio

Le Turc Hedo Turkoglu s’impose cette saison avec Orlando comme l’un des meilleurs ailiers de la NBA.

« Trop fragile mentalement. » L’étiquette solidement accrochée, Hidayet Turkoglu a tourné le dos à sa carrière avec les Spurs. C’était en 2004, après seulement une saison dans le Texas. Survivre au passage à tabac psychologique imposé par Gregg Popovich à San Antonio n’est pas possible pour tous. N’est pas Tony Parker qui veut. Comme Beno Udrih un peu plus tard, « Turk », son surnom, a fait partie de cette charrette-là. Transparent lors des play-offs 2004, l’ailier turc n’a pas été conservé. Mais il n’a gardé aucune amertume. « “Pop” m’a vraiment aidé à me concentrer sur la défense et le rebond », assure-t-il.

Malheureusement, jouer aux Spurs une année paire n’est pas, en général, annonciateur de grande épopée. Et c’est donc sans titre NBA qu’il a débarqué à Orlando cet été-là pour relancer sa carrière et retrouver l’élan de Sacramento, son premier club NBA…

Mardi, le nom de Hedo Turkoglu était écrit en gros sur le tableau tactique du vestiaire des Spurs, victorieux pour la quatrième fois d’affilée avec 11 points et 9 passes de Tony Parker. « Le plan était de les encourager à pénétrer, de ne pas leur donner un tir extérieur facile », résumait Manu Ginobili après le match. Un plan facilité par la blessure au poignet droit de Turkoglu, lors d’une chute avec Jacque Vaughn. Le meilleur shooteur à trois points du Magic (40,7 %), son joueur le plus décisif et assurément le plus imprévu cette saison, n’aura passé que dix minutes sur le terrain. Les conséquences de cette apparente entorse seront connues dans les prochaines heures.

Trois ans après l’avoir vu briser son autre poignet, et trois semaines avant les play-offs, Orlando retient son souffle. Car Hedo est indissociable de la superbe saison du Magic, actuel troisième de la Conférence Est avec 46 victoires et 27 défaites. Une position enviable et presque intouchable, construite sur la domination intérieure du nouveau monstre de la NBA Dwight Howard (21,2 pts, 14,5 rbds) et l’adresse extérieure de deux ailiers, un All-Star et l’autre tout proche, Rashard Lewis (18,4 pts, 5,4 rbds, 40,2 % à 3 pts) et Turkoglu (19,6 pts, 5,9 rbds, 4,9 p.d.). Le trio se fend de près de 60 points par match avec une régularité confondante et des envies de grandeur liées pour beaucoup à la production de Turkoglu. À vingt-neuf ans, celui-ci n’est plus un gamin mais il a pourtant découvert une nouvelle jeunesse sous la houlette de Stan Van Gundy, le nouvel entraîneur du Magic, son cinquième coach NBA après Rick Adelman, Gregg Popovich, Johnny Davis et Chris Jent. « Durant l’été, Stan m’a dit que je pouvais jouer mieux, raconte Hidayet avec un accent rocailleux aux antipodes de son jeu tellement fluide pour un ailier de 2,08 m. Il m’a donné plus de responsabilités que je n’en avais jamais eues. Il croit en moi. Je peux shooter, créer, avoir la balle en main. Et j’étais prêt à répondre à ce challenge. »

Troisième marqueur dans le dernier quart

Tant et si bien que Turkoglu a longtemps été dans les discussions pour une place au All-Star Game. Et aujourd’hui, le nouveau « go-to guy » du Magic est même évoqué pour la « plus grosse progression de l’année » en NBA. « Comment a-t-il augmenté sa production (13,3 pts, 4,0 rbds, 3,2 p.d. l’an passé) ? Je l’ignore, coupe son coach. Mais je sais que nous avons confiance quand il a la balle. » Troisième marqueur NBA dans le dernier quart-temps (6,3 points) derrière le duo de stars LeBron James – Kobe Bryant, Turk est devenu un joueur « clutch » (décisif). Et il ne s’en cache pas : gagner le titre de « Most Improved Player » – distinction remportée par Boris Diaw en 2006 – serait un bonheur rare : « Si je gagne, j’achèterai un billet d’avion en plus pour poser le trophée à côté de moi durant le vol du retour jusqu’en Turquie. »

Rudy Gay, Beno Udrih, LaMarcus Aldridge, Chris Kaman et Mike Dunleavy ont les yeux posés sur le même trophée. Mais quoi qu’il arrive, Hedo Turkoglu a enfin gagné l’estime de ses pairs, comme le soulignait il y a quinze jours Mike Bibby, le meneur d’Atlanta, et son ancien coéquipier avec les Kings, après le deuxième triple-double de Turk cette saison et… de sa carrière NBA : « Il était surnommé le Jordan turc à ses débuts. Cela n’a plus l’air si ridicule aujourd’hui… »

Hidayet «Hedo» Türkoglu

Clubs : EP Istanbul (TUR, 1995-2000) ; Sacramento Kings (NBA, 2000-2003), San Antonio Spurs (NBA, 2003-2004), Orlando Magic (NBA,depuis 2004).

(TUR) ; Né le 19 mars 1979 à Istanbul.

2,08 m, 29 ans.

Ailier.

Drafté par Sacramento (16, 2000).

Palmarès : champion de Turquie 1996 et 1997 ; Coupe de Turquie 1996, 1997 et 1998 ; Coupe Korac 1996, Médaille d’argent au Championnat d’Europe en 2001.

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