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Le Londonien d’Istanbul 8 avril 2008

Posted by Acturca in Turkey / Turquie.
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L’Équipe (France), 8 avril 2008, p. 6

Jean-Michel Rouet

Auteur d’un but à l’aller, Kazim-Kazim (21 ans), né à Londres, n’avait joué qu’en Angleterre jusqu’à la saison dernière. Un joueur de Fenerbahçe ne sera pas dépaysé ce soir, à Stamford Bridge. Auteur de l’égalisation qui, à l’aller, remit son équipe dans le match, Kazim-Kazim – patronyme sous lequel il est enregistré à l’UEFA – foulera la pelouse du stade de Chelsea pour la deuxième fois en un peu plus d’un an. Le 17 mars 2007, il s’y était incliné (0-3) en Premier League, avec Sheffield United, mais il s’appelait à l’époque Colin Kazim-Richards…

Né d’un père originaire d’Antigua et d’une mère chypriote turque, le numéro 8 de Fenerbahçe a été soudainement renvoyé à ses racines. « C’est un incroyable clin d’œil du destin », dit-il. Comme un autre expatrié, David Beckham, il est né (le 26 août 1986) à Leytonstone, dans la banlieue est de Londres, site des JO 2012. Et jusqu’à l’été dernier, il n’avait connu que le Championnat d’Angleterre, notamment ses divisions inférieures…

Révélé à dix-huit ans, en D 4, à Bury, le club des parents de Gary et Phil Neville, dans la périphérie de Manchester, il grimpa de deux divisions à l’occasion d’un transfert pour le moins insolite. En 2005, une célèbre boisson gazeuse américaine organisait un concours qui permettait à son vainqueur de renforcer l’équipe de son cœur par le joueur de son choix.

Offert à Brighton par un supporter…

Un certain Aaron Berry offrit ainsi Colin Kazim-Richards à Brighton (D 2). Le montant de la transaction (335 000 €) fut réglé par le sponsor, et le joueur hérita du surnom de « Coca Cola Kid »…

À Brighton, l’entraîneur, Mark McGhee, finit cependant par le prendre en grippe pour son « comportement ingérable », et il fallut le flair de Neil Warnock, manager de Sheffield United, pour sortir Kazim-Richards du néant. « Un de mes scouts me l’avait signalé, et j’ai fait le pari de lui donner sa chance en le recrutant au dernier jour du mercato d’été de 2006, alors que Colin végétait en réserve de Brighton », se souvient Warnock, aujourd’hui à Crystal Palace. Kazim-Richards dit qu’il lui sera « reconnaissant pour le reste de (ses) jours parce que, sans son aide, (il) ne (serait) peut-être plus professionnel ».

Vingt-sept matches (1 but) de Premier League le remirent en pleine lumière jusqu’à l’été dernier et la rétrogradation des « Blades », lui rendit sa liberté. Son double passeport (britannique et turc) suscita l’intérêt de clubs stambouliotes. « Fenerbahçe m’a proposé un essai et j’ai plu à Zico », dit-il. Le contrat de quatre ans impliquait d’arabiser son nom. Mais il lui fallut surtout « affronter les railleries de mes amis anglais quand je leur ai annoncé mon intention d’exploser en Ligue des champions… »

Ses potes londoniens ne se moquent plus, surtout ceux qui supportent Chelsea. Mercredi, à la limite du hors-jeu, Kazim-Kazim a échappé à Terry et Ricardo Carvalho pour inscrire son deuxième but en C 1, où il en est à huit apparitions (313 minutes au total), pratiquement toujours en sortant du banc. Et le voilà passé en trois ans de Bury au Brésil, car c’est contre les Ronaldinho et Kaka que, le 5 juin dernier, à Dortmund, il a honoré sa première sélection pour la Turquie (0-0)…

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