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La Cappadoce, l’autre Turquie 4 mai 2008

Posted by Acturca in Turkey / Turquie.
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Centre Presse (France)

4 mai 2008, p. 34 à 37

Sur la Route de la soie, immersion dans une région passerelle entre l’Orient et l’Occident.

Sur une autre planète ? On se le demande tant l’Anatolie, ce haut plateau de Turquie, recèle des contrées aux paysages plus que singuliers. À une heure de vol d’Istanbul, la Cappadoce ouvre les portes d’une contrée unique. Du haut de ces 3 900 mètres d’altitude, le mont Argée, totalement enneigé, se dessine au loin… Ce géant surplombe la plaine et la ville de Kayseri… Là, c’est un autre univers qui commence… Nulle part ailleurs dans le monde, un tel spectacle de la nature n’est visible. L’érosion qui sévit dans cette partie de l’Asie Mineure crée de véritables cathédrales de pierre, aux formes les plus incongrues. Seul le temps et les éléments ont donné vie à ces roches, au cours de millénaires. Ici, nous sommes loin des images de la Turquie baignée par les eaux bleues… turquoises de la Méditerranée ou de la mégalopole qu’est Istanbul. En plein coeur de l’Anatolie centrale, à quelque 1 000 mètres d’altitude, on découvre l’autre Turquie.

Celle de l’époque de la Route de la soie, au temps où les longues caravanes qui venaient de Chine passaient à travers la région pour rejoindre l’Europe, chargées de leurs précieux trésors… Où que le regard se pose sur les montagnes, de grandes vagues se dessinent. Blanches, rouges, jaunes et jusqu’au vert, les dégradés de couleurs sont aussi présents que les formes sont différentes. Le long de la vallée de Dervent, le temps et les éléments ont ciselé la roche, lui donnant, à certains endroits, des formes inattendues. Avec l’oeil aiguisé et un brin d’imagination, se dessine la silhouette d’un « chameau » ou, un peu plus loin, une « vierge sur son rocher » Mais si la nature se joue de formes et de couleurs, la Cappadoce est un endroit du monde qui revêt un attrait tout particulier.

Aventure Une immersion au coeur de la « Vallée Rouge », entre les villages de Göreme et Uçishar, dévoile des trésors insoupçonnés. Au bout d’un sentier encaissé, aux roches multicolores, un passage dans la paroi apparaît. Lorsque l’on y pénètre, c’est la stupéfaction… Creusée dans les entrailles de la montagne, une église du VIIe siècle est là… Colonnades, arches, aucune image sacrée, mais un lieu de La plongée dans les nombreuses vallées autour de la ville d’Ürgüp permet de mieux comprendre… Dans les nombreux villages qui jalonnent la route, les vestiges du passé côtoient le présent. Les premiers chrétiens, (VIe siècle), eux, ont marqué de leur empreinte la région. La vallée de Zelvé est une illustration de cette présence de l’homme. Il suffit de lever les yeux pour se rendre compte du nombre impressionnant d’habitations à caractère troglodytes dans cette partie de la Turquie. Des centaines, des milliers d’habitations se dévoilent, les unes après les autres le long des parois. En regardant de plus près, on voit encore les traces du passage de ces populations. Des pans entiers de cavités ont été noircis par les foyers qui étaient allumés pour se chauffer ou s’éclairer. Mais si les montagnes étaient habitées, les sous-sols de la région, également, ont été « habités ». Passage entre l’Orient et l’Occident, la Cappadoce a vécu de nombreuses invasions.

Aujourd’hui encore, ces traces sont toujours visibles.

Quelques marches qui descendent vers une porte, une pièce noire se distingue à peine, nous sommes à l’entrée de l’ancienne ville souterraine d’Özkonak. Là, sur plus de quinze mètres de profondeur, une colossale habitation se dévoile. Portes, système d’aération, système de fermeture de portes au moyen de gigantesques roues en pierre, greniers à blé, etc. Tout ce qu’il faut pour tenir un siège ! Et tout est là, en parfait état. Dans n’importe quel coin de Cappadoce, les indices d’un retour vers le passé sont à portée de mains. Ainsi, tout ce que nous connaissons aujourd’hui, ce que nous sommes, ce sont dans ces montagnes que notre culture, notre histoire, puisent les réponses à ces interrogations.

Roches sculptées, montagnes aux couleurs vives, la Cappadoce offre aussi d’autres beautés. Le long du canyon d’Ihlara, c’est une toute image de paysage cappadocien qui se dessine. Une descente en bordure de rivière est nécessaire pour s’en imprégner. Sur plus de 15 km, la rivière chemine entre les montagnes. L’endroit fait plus penser à un paysage méditerranéen qu’anatolien. Autre endroit, autre atmosphère : Un samedi matin, la douce chaleur d’avril commence de monter sur la place du marché d’Ürgüp. Les marchands de fruits et de légumes haranguent les passants, la multitude de couleurs accroche l’oeil, les odeurs d’épices chatouillent les narines, toute la saveur d’une journée en Cappadoce en train de naître… Une magie qui continue du côté du village d’Ortishar. Là, au milieu d’antiquités, entre narghilé d’époque et sabre ottoman, on découvre le truculent Ali, une figure locale qui déclame ses compositions poétiques. Des formes de relief incomparables, des couleurs uniques, des saveurs suprêmes, des images d’Orient et d’Occident, la Cappadoce constituent une sorte de « pont » entre deux continents. Un endroit où les influences se mêlent et s’entremêlent. Une autre planète ? Non… Simplement un lieu à aimer. textes et photos pierre côme

Le tissage de la soie, un art ancestral

Depuis des siècles, l’Anatolie est étape incontournable sur la Route de la soie. Les longues caravanes qui partaient de Chine, chargées de leurs trésors de soie pour le continent européen, faisaient étape en Cappadoce. Les peuplades turques de l’époque ont appris à travailler le ver à soie. Aujourd’hui, l’art du tissage de la soie, pour les tapis notamment, n’est plus à démontrer. Comme ici, dans une des fabriques d’Ürgüp où les tapis deviennent des oeuvres d’art.

Gastronomie

Boissons

Le raki (alcool de raisin anisé), le café turc, « kahve », légèrement sucré, servi avec marc dans la tasse. Le thé. « Çay » ou « Thél » en turc. L’incontournable « substance » qui se boit à tout moment. Plus acre que le thé bu en Europe, le thé turc, plus fort, se boit dans de tout petits verres.

Cuisine

Les mezzes (hors d’oeuvre de toutes sortes), le kebab, le boulgour (blé concassé). Les soupes – une tradition qui remonte à l’époque du nomadisme des Turcs – ont une place à part dans les repas. La Turquie étant un pays de montagnes aux hivers rigoureux, ce plat garde un rôle important dans l’alimentation. YAOURT Fromage blanc, yaourt ou ayran ont leur place sur toutes les tables. Le yaourt consommé au naturel et sans sucre accompagne les viandes et certains légumes à l’huile d’olive.

Comment y aller ?

La compagnie turque Onurair assure les vols au départ de Paris vers Istanbul. 3 heures de vol. (Attention site écrit en turc). – La compagnie nationale Turkish Airlines assure aussi les vols Paris-Istanbul, mais aussi les correspondances pour de nombreuses villes (Kayseri, Izmir, Ankara, Antalya, Bodrum…). 58, rue de la Boétie 75008 Paris Tél. : 01 56 69 33 50

Voyagiste

Le tour opérateur Marmara est un spécialiste du bassin méditerranéen et de la Turquie en particulier. 81, rue Saint Lazare, 75009 Paris. Tél. : 0 892 160 180 Vols : 0 892 160 190

Formalités

Pour les ressortissants de l’Union européenne, le passeport ou la carte nationale d’identité en cours de validité suffit.

Carte d’identité

Capitale : Ankara.

Nombre d’habitants : 72 millions.

Superficie : 776 000 km2

Densité : 92,3 hab./km2

Président : Abdullah Gül.

Premier ministre : Recep Tayyip Erdogan.

Langue officielle
: Le turc.

Drapeau : le rouge, pour la couleur de l’ancienne noblesse. L’étoile, pour l’unité du pays. Le croissant, pour la naissance d’une nation.

Décalage horaire : 1 heure d’avance sur la France.

Monnaie : La lire ou livre (1 ? = 1.77 YTL). Pour convertir, prenez la somme en lire, divisez-la par deux pour avoir la somme en euro.

Climat : Sur le plateau central d’Anatolie (900 m d’altitude), l’été est chaud et sec, les nuits fraîches et l’hiver glacé. À partir d’avril, les températures se réchauffent un peu. Se munir de vêtements chauds pour les soirées fraîches et les sites en altitude. De même que de bonnes chaussures de marche pour la visite de sites archéologique et excursions. Foulards pour les dames lors de la visite de mosquées.

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