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« Les chypriotes grecs ne veulent pas partager », se plaint Talat 1 octobre 2008

Posted by Acturca in South East Europe / Europe du Sud-Est.
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Reuters

1 octobre 2008, Strasbourg

Mehmet Ali Talat, dirigeant de la communauté chypriote turque, s’est félicité mercredi à Strasbourg de la reprise des négociations sur la réunification de l’île, mais a estimé qu’elles butaient sur le refus des chypriotes grecs de partager leur souveraineté.

Les négociations entre Chypre et la République turque de Chypre nord, une entité reconnue par la seule Turquie, ont repris le 3 septembre sous les auspices des Nations Unies, quatre ans après le rejet par les Chypriotes grecs d’un plan présenté par le secrétaire général de l’Onu de l’époque, Kofi Annan.

« Plusieurs difficultés subsistent qui découlent du fait que les Chypriotes grecs ne veulent pas partager la souveraineté de Chypre avec les Chypriotes turcs », a affirmé Talat devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

« Nous souhaitons l’égalité entre les deux peuples sur l’île, deux peuples avec un même statut. Nous estimons que Chypre devrait être unifiée dans un tel cadre et que nous devrions nous présenter à la communauté internationale avec une identité internationale unique », a-t-il déclaré.

« Nous estimons que le peuple chypriote turc peut être protégé des menaces découlant de problèmes historiques ou de méfiance grâce à certaines dérogations », a-t-il ajouté.

Intervenant à l’occasion d’un débat sur la situation à Chypre, il s’est plaint de « l’isolement politique, économique et social » dans lequel seraient maintenus les Chypriote turcs.

L’île est divisée depuis 1974 à la suite d’une intervention de l’armée turque répondant à un coup d’Etat survenu à Nicosie avec le soutien de la junte militaire alors au pouvoir en Grèce.

Le président de la République de Chypre, Dimitris Christofias, avait rappelé mardi à Strasbourg le cadre fixé par les Nations Unies pour un accord : « une fédération bizonale et bicommunale avec une seule identité, une souveraineté indivisible et unique et une seule nationalité ».

« Je crois que nous pouvons et que nous devons réussir », avait-il ajouté.

Les deux dirigeants de gauche, qui n’hésitent pas à faire état de leur amitié, se sont toutefois seulement croisés à Strasbourg. (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)

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