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Le patronat turc réclame l’aide du FMI 24 octobre 2008

Posted by Acturca in Economy / Economie, Turkey / Turquie.
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Le Figaro (France), 24 octobre 2008, p. 20

Laure Marchand, Istanbul

Le gouvernement hésite à demander un nouveau prêt au Fonds monétaire international pour faire face à la crise.

Inquiet des répercussions de la crise financière sur l’économie nationale, le patronat turc réclame que le gouvernement signe au plus vite un accord de stand by avec le Fonds monétaire international (FMI) afin de rassurer les investisseurs étrangers.

Une délégation de l’organisation internationale, arrivée en Turquie la semaine dernière, vient d’entamer avec les responsables du pays une série de discussions concernant l’octroi d’un nouveau prêt, alors que le dernier a expiré au mois de mai. Mais Ankara, tenté de prendre son indépendance, assure que l’économie turque est désormais assez solide pour faire face à la tourmente des marchés sans aide extérieure.

La demande des grands patrons se fait de plus en plus pressante. «  Un accord avec le FMI ne doit pas être perçu comme une faiblesse » , a de nouveau martelé Arzuhan Dogan Yalçindag, présidente de la Tüsiad, la principale organisation patronale turque. Le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a aussitôt dénoncé un discours alarmiste alors qu’ «  il n’y a pas de danger de crise ». Ces derniers mois, la Turquie avait été relativement épargnée par la crise du subprime, mais la tempête sur les marchés mondiaux a fait passer dans le rouge nombre de ses indicateurs économiques, qui affichaient déjà des performances moyennes depuis le début de l’année.

La livre turque dégringole

La livre turque n’en finit plus de dégringoler : elle a perdu près de 40 % de sa valeur par rapport au dollar depuis le 1 er  septembre. Au cours de la même période, l’IMKB-100, l’indice phare de la Bourse d’Istanbul, détenu à 70 % par des capitaux étrangers, a reculé de 36,4 %. En août déjà, la production industrielle a chuté de 4 %. Et les investissements étrangers, piliers de cette économie émergente, ne devraient pas dépasser 15 milliards de dollars cette année. « Maintenir la rigueur budgétaire et le calendrier des réformes, garantir la dette de l’État : le gouvernement est dos au mur, le prêt aurait déjà dû être signé il y a six mois !  » , estime Haluk Tükel, le secrétaire général de la Tüsiad. « Les négociations avec le FMI sont conclues, il ne manque que le feu vert du premier ministre », ajoute-t-il.

Après la quasi-banqueroute nationale en 2001, la tutelle du FMI et la perspective des négociations d’adhésion à l’Union européenne avaient permis à l’économie turque d’opérer un redressement spectaculaire. Et l’institution monétaire citait en exemple la discipline d’Ankara. Les conditions du nouveau prêt sont d’ailleurs moins contraignantes : un surplus primaire de 4 % sur trois ans, contre 6 % dans l’accord précédent. Mais les élections municipales, en mars 2009, n’incitent pas l’AKP, au pouvoir, à donner la priorité au contrôle des déficits.

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