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Ve édition de Jeunes virtuoses à Ennejma Ezzahra – Coup de coeur pour des sonates venues d’ailleurs 3 mars 2009

Posted by Acturca in Art-Culture, Turkey / Turquie.
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All Africa

3 mars 2009

Après une interruption de trois jours, Jeunes virtuoses à Ennejma Ezzahra, qui est déjà à sa cinquième édition, était de retour sur scène jeudi dernier avec un concert d’excellente facture, en deux parties, animé par le violoniste turc Emre Engin et l’accordéoniste russe Rouslan Tajigoulov, deux adolescents âgés respectivement de dix-sept et seize ans.

Loin de tout paternalisme de mauvais aloi, on avait, par moments, l’impression que ces deux petits génies au talent manifestement précoce, ont fait preuve d’une si grande vitalité dans la maîtrise de leur art et la somptuosité de leur jeu qu’on n’était pas loin de croire qu’on avait affaire à forte partie, à des professionnels qui ont du métier.

Accompagné au piano par une belle chrysalide de l’âge des fleurs, Aylin Ergindusak Cakici, le jeune violoniste turc, a amorcé ce concert avec une touche d’une infinie délicatesse dans les tons. Une ébauche d’une sonate pour violon et piano en la majeur de Claude Frank, un morceau joué moderato. A sa façon de se tenir face au public et de faire vibrer les cordes de son archet, on remarque qu’il a été à bonne école.

Emre Engin a travaillé avec de brillants virtuoses de Bursa et d’Istanbul. Sa technique et son savoir-faire étaient si bien rôdés et si méticuleusement mis au point qu’il a superbement réussi, dans un exercice de voltige subtil et ingénieux, à mettre en valeur les quatre mouvements de la sonate de C. Frank dans ce qu’ils ont de plus transcendant : la langueur et le sentiment de tristesse.

Le public a beaucoup applaudi le concerto du compositeur turc Muammar Sun «Köçekce», une onomatopée qui rappelle le son produit par les atmosphères de liesse et de bal guinguette. Mais c’est avec la pièce anonyme Sari Gelin (La mariée blonde) que le jeune violoniste turc a fait le plus sensation. Un morceau d’une musicalité exceptionnelle qui vient nous rappeler qu’en Turquie, la musique symphonique a de beaux jours devant elle car elle a atteint sa vitesse de croisière. Une telle frénésie dans le mouvement la place sur le même palier ou presque que les pays d’Europe à forte tradition musicalement classique.

Il faudrait entendre cette sonate dans sa composition et son interprétation pour comprendre et saisir l’enthousiasme et l’engouement du public pour ce violoniste jeune, beau et attendrissant qui a dû rejouer une deuxième fois ce morceau. Il a terminé son programme avec la Ronde des Lutins de Bazzini.

Après la pause, place au Russe de la République de Mordovie, Rouslan Tajigoulov, le benjamin de l’actuelle édition selon Mourad Sakli, le directeur des lieux. L’instrumentiste et virtuose russe a joué du bayan, un instrument portatif qui ressemble à l’accordéon, sauf que les touches ou boutons et les anches de métal sont légèrement différents.

Cet ado de seize ans, dans toute l’innocence de l’enfance, a joué dans la sobriété des gestes et la simplicité et la retenue dans les ornementations, loin du «m’as-tu vu» et du superflu. Son CV est impressionnant. En tant que soliste, il s’est produit dans toute la Fédération russe et a glané un nombre incalculable de distinctions. A l’exception de Bach, il a joué des partitions symphoniques de sept compositeurs russes, des contemporains. Beaucoup d’applaudissements du public pourtant pas tellement initié dans cet instrument, l’accordéon.

Par ailleurs, dans le cadre des rencontres avec les étudiants de l’Institut supérieur de musique de Tunis, les deux artistes, ainsi que tous les virtuose participant à ce festival, ont eu un échange d’expériences, lors des démonstrations-débats particulièrement suivies.

Commentaires»

1. Mounir Hentati - 14 février 2010

La 6ème édition de Jeunes Vituoses à Ennejma Ezzahra accueillera aussi une jeune virtuose turque; il s’agit de la violoniste Berfin Aksu (12 ans…bien souvent la valeur n’attend pas le nombre des années) qui se produira dimanche 21 à 20:00. La participation de Berfin a été rendu possible grâce à la collaboration entre le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes qui organise l’évènement et l’association « Jihad Askin & Little Friends ».
Ce festival a été créé en 2005 autour d’un double concept:Faciliter le départ des carrières de jeunes musiciens , sensibiliser les autorités culturelles sur la nécessité absolue d’encourager le mécénat à prendre en charge les jeunes talents.

Le festival se déroulera du 19 au 27 février et accueillera 11 jeunes virtuoses de 8 pays différents. Voir détails du programme sur le site http://www.cmam.nat.tn


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