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Istanbul, une destination de week-end 5 mars 2009

Posted by Acturca in France, Istanbul.
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Le Progrès (France), 5 mars 2009, p. 1-3

Isabelle Brione

La Turquie, à 3 heures de vol de Lyon, est invitée d’honneur ce week-end du salon Mahana. Zoom sur Istanbul, capitale européenne de la culture en 2 010

Il est six heures. Istanbul s’éveille, avec le muezzin qui appelle à la première prière de la journée. Difficile d’y échapper, même dans un hôtel avec doubles vitrages. L’avenir appartient aux touristes qui se lèvent tôt… surtout dans une cité si riche et sous les feux de l’actualité. Istanbul a été désignée capitale européenne de la culture en 2010 et la saison turque en France débutera le 1er juillet prochain (jusqu’au 30 mars 2010). «Depuis deux/trois ans, elle est devenue une destination de courts séjours» observe Enis Tulça, conseiller culturel à l’ambassade de Turquie.

Elle possède trois «monuments» incontournables et proches les uns des autres, dans le quartier de Sultanahmet. La Mosquée Bleue, construite entre 1609 et 1616, célèbre pour ses (21 000) faïences d’Iznik. «Une seule s’est vendue 20 000 livres chez Sotheby’s à Londres, il y a une vingtaine d’années» souligne Yavouz Akçay, guide.

Pas besoin, pour les dames de revêtir un foulard, mais il faut se déchausser pour fouler la moquette fleurie rouge.

En face, il y a la basilique Sainte-Sophie, érigée en 537. Le visiteur est accueilli par l’ odeur de marrons et de maïs grillés des marchands ambulants. Il doit passer sous un portique de sécurité. «Sophie ne renvoie pas à une femme, mais à la sagesse» précise le guide. En 1453, elle devint mosquée. Aujourd’hui c’est un musée… en cours de rénovation. Il a sa «Joconde» : un Christ en mosaïques dorées qui suit ses admirateurs du regard.

Mais le vrai trésor se situe dans le palais de Topkapi, avec cette fabuleuse collection de bijoux, flacons, poignards… sertis de rubis et d’émeraudes. Le clou : un diamant de 86 carats, ornés de 49 brillants, aussi couvé que la Mona Lisa au Louvre : on ne peut même pas s’approcher de la vitrine … blindée.

Tout cela met en appétit de bijouterie. Il faut alors se diriger, toujours à pied, au Grand Bazar, fondé en 1461, moderne avec ses écrans vidéo. 4 000 boutiques de vêtements, tapis, faïences, bijoux… beaucoup de contrefaçons, aussi. L’Européen, forcément tenté, ne peut que regretter l’hypocrisie des pouvoirs publics qui préfèrent pénaliser le consommateur plutôt que supprimer le problème à sa source. Non loin, il y a aussi le bazar égyptien, avec ses pyramides d’épices et de loukoums (que l’on peut généreusement goûter), et encore des tapis, des sacs… plein d’idées de cadeaux à rapporter. L’intérêt de ces marchés, contrairement à ceux d’autres pays, est de pouvoir se promener tranquillement sans être harcelé par les vendeurs. Mais, ici comme ailleurs, tout se marchande et mieux ne vaut pas être pressé.

Fatigué après une journée de visite ? Il faut impérativement s’arrêter au hammam. On peut se prélasser et suer sur la pierre chaude, se faire décrasser énergiquement au gant, se laisser laver avec une éponge bien moussante, puis rincer et masser. A la sortie : thé à la pomme ou café turc ?

Istanbul est un pont entre l’Europe et l’Asie, entre tradition et modernité. Pour s’en convaincre, il suffit de délaisser le soir les ruelles pavées pour gagner la rive du Bosphore. Dans des établissements avec vue sur le pont suspendu illuminé, on peut dîner dans une ambiance musicale contemporaine ou danser autour de guéridons chargés de fruits et …d’alcools.

Y aller

Trois heures de vol au départ de Lyon.

Compagnie régulière : Turkish Airlines et des charters en été.

Combien ça coûte ?

Exemple : départ de Lyon jeudi 19 mars à 13 h 30, retour dimanche 22 mars à 10 h 20, à partir de 350 euros le forfait comprenant le vol, l’hébergement en hôtel en 3 étoiles et le petit-déjeuner (Promovacances).

Tour-opérateur n° 1 sur la Turquie : Pacha Tour.

Monnaie

1 euro = 2,10 livres turques. Le taux de change est intéressant car la devise a baissé de 30 % en octobre/novembre 2008.

La meilleure période

En mai, il fait plus doux et on peut voir les tulipes en fleurs. (Fête de la tulipe dans le parc d’Emirgan)

En septembre/octobre, il y a des animations, comme la biennale internationale des arts plastiques.

En été, il y a plus de monde et il fait plus chaud.

Curiosités

A visiter : le café Pierre Loti, autrefois fréquenté par l’écrivain. Une petite maison en bois située sur la colline d’Eyüp, qui domine la Corne d’Or. Vue magnifique, parfait pour flâner.

A regarder : les derviches tourneurs, entre la transe et la danse. Ils tournoient pour rentrer en contact avec Dieu.

A croquer : des grains de café enrobés de chocolat noir, blanc ou au lait, pour accompagner un bon café…turc. Kahve Dunyasi à Eminonu.

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