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Lille/exposition : « Istanbul la complexe » 3 avril 2009

Posted by Acturca in Art-Culture, France, Istanbul, Turkey / Turquie.
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3 avril 2009

Au Palais des Beaux-Arts de Lille, une trentaine d’artistes stambouliotes, turcs ou de la diaspora exposent leur vision d’Istambul et, plus généralement, l’état de la société turque actuelle. Une traversée dans une mégalopole de 14 millions d’habitants en pleine mutation.

Tour à tour Grecque, Romaine, Byzantine, Ottomane… Byzantium, Constantinople, la deuxième Rome, Polis… Istanbul est une cité complexe, fruit de conquêtes multiples qui se sont succédées au fil des siècles. Entamé en 2004, le chantier du tunnel sous le Bosphore a révélé « l’épaisseur » de ses influences. Trente trois navires ont été exhumés de ce qui fut jadis le port de Théodose, empereur de Byzance au IVe siècle. Amphores de vins, huile d’olive, céréales… attestent des liens que la cité entretenait alors avec le bassin méditerranéen. Vestige d’une nécropole du néolithique ici, d’une église du XIIe siècle là, la ville se révèle… complexe.

L’exposition Istanbul, traversée appréhende cette richesse en évitant les clichés et les dérives. Les expositions de Karlsruhe en 2004 et de Berlin en 2005 sont à ce sujet des exemples à éviter ; leur vision « néo-orientaliste, exotique, voire impérialiste » avait été dénoncée à l’époque par les artistes turcs eux-mêmes.

Les oeuvres rassemblées ici forment un corpus hétérogène qui nous montre une réalité assurément complexe, une ville « borderline » est-on tenté de dire, ni vraiment à l’est, ni vraiment à l’ouest, à la fois laïque et religieuse, moderne et traditionnelle. Comment donc s’y retrouver ? En acceptant de se perdre dans le dédale du Palais des Beaux-Arts, un oeil rivé au sol pour suivre tout de même les directions qu’indique l’excellente signalétique.

Se perdre, disions-nous, dans l’obscurité de la salle des plans reliefs dans laquelle sont exposées, entre autres, les magnifiques gravures d’Antoine Ignace Melling qui séjourna à la cour du sultan d’Istanbul : « la plus exacte photographie » d’un Constantinople du XIXe siècle », pour reprendre les termes de Jacques Perot.

Se perdre plus encore dans les montagnes anatoliennes avec Sener Özmen et Erkan Özgen, en Don Quichotte et Sancho Pança irrésistibles, qui cherchent le chemin de la Tate modern de Londres, l’un des temples de l’art contemporain en Europe.

Passer du Portrait of a Pasha d’Erinç Seymen, d’un pointillisme « mortel », à la Parkalynch de Burak Delier, adaptée pour résister aux agressions…

Et quitter le Palais avec en tête l’affiche d’une jeune femme voilée d’un drapeau européen.

Jusqu’au 12/07 au Palais des Beaux-Arts, place de la République à Lille. Tél : 03 20 06 78 00. www.pba-lille.fr

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