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Éric Besson et Michel Barnier s’expliquent sur la Turquie 30 mai 2009

Posted by Acturca in France, Immigration, Turkey-EU / Turquie-UE.
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Le Figaro (France), 30 mai 2009, p. 4

Anne Rovan

Dialogue franc entre le ministre de l’Immigration et le chef de file de l’UMP et des personnes d’origine turque. Jeudi, au coeur du X e arrondissement de Paris, Michel Barnier et Éric Besson arrivent à pied tout sourire à l’association Elele. L’exercice qui attend le ministre de l’Immigration, également secrétaire général adjoint de l’UMP et la tête de liste Ile-de-France, n’est pourtant pas simple. Au nom du « devoir de sincérité » , ils sont venus expliquer à une vingtaine de personnes d’origine turque l’opposition du chef de l’État à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Gaye Petek, l’énergique directrice de cette association d’aide à l’intégration, a demandé à quelques-unes de ses plus belles réussites de porter la contradiction.

Après la visite des lieux, la discussion s’engage autour d’un thé à la menthe. Elle durera une petite heure. À Barnier le décryptage des positions présidentielles, à Besson l’humour et l’affect. « Vous devez savoir que ce drapeau turc agité à chaque élection fait mal , dit Muhammet Ali, 34 ans, architecte-urbaniste, pourquoi continuer à parler de la Turquie ? Le débat est obsolète puisque Chirac l’a tranché. » Réponse de Barnier : « Le débat n’est pas obsolète puisque le président Sarkozy a dit avant et après son élection qu’il n’est pas favorable à l’entrée de la Turquie… Le problème, ce n’est pas la Turquie, c’est de savoir jusqu’où doit aller l’Europe. »

Partenariat privilégié

Ozan, 32 ans, avocat d’affaires, aimerait en savoir plus sur le partenariat privilégié, sachant qu’ « il y a déjà une union douanière entre la Turquie et l’Union européenne » . « Il permettrait à la Turquie d’avoir accès à un certain nombre de politiques européennes, mais pas à l’euro et pas aux institutions » , rétorque évasif Barnier. Téméraire, Muhammet Ali revient à la charge, en faisant valoir que dire non à la Turquie, c’est favoriser la montée de l’islamisme. « En disant cela , souligne Besson, vous mettez la Turquie dans une impasse… Croyez-vous que nous n’avons pas de liens forts avec le Maroc, l’Algérie et la Tunisie ? » Barnier et Besson ont-ils convaincu l’assistance ? Certainement pas. Mais, assure Ozan, « c’est bien qu’ils soient venus parce que nous ne sommes pas entendus et qu’un sentiment turcophobe commence à se développer en France ».

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