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Turquie, fracture ouverte 6 juin 2009

Posted by Acturca in France, Turkey-EU / Turquie-UE.
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Libération (France), 6 juin 2009, p. 7

Marc Semo

L’adhésion suscite un fort clivage politique. La question turque fonctionne comme un révélateur. Les positions des diverses forces politiques sur l’intégration de ce pays – qui a commencé ses négociations en octobre 2005 après avoir patienté presqu’un demi-siècle sur le seuil de l’Europe communautaire – dévoilent d’évidentes lignes de fractures ou d’étranges convergences.

A première vue tout est simple : la droite est clairement hostile à « ce pays qui ne fait pas partie de l’Europe », comme le martèle l’UMP promettant que jamais « la Turquie n’adhérera à l’UE ». La droite extrême « villiériste » et le Front national ont beau jeu de dénoncer « le double jeu » de Nicolas Sarkozy qui, malgré ces promesses de campagne, n’a pas bloqué le processus d’adhésion ni même empêché l’ouverture de deux nouveaux chapitres pendant la présidence française. Mais Paris est tenu par les règles communautaires.

Sur ce dossier, le Modem est très clairement avec la droite estimant, comme une bonne partie des chrétiens-démocrates européens, que l’entrée de ce pays, bientôt le plus peuplé d’Europe et à 99 % musulman, dénaturerait le projet européen et toute possibilité d’approfondissement de la construction communautaire.

Nuance. A l’opposé, la gauche, toutes tendances confondues, est plutôt en faveur de l’intégration à l’issue du processus de négociation si la Turquie réalise les réformes exigées par Bruxelles. A partir de cette position de principe, chacun ensuite nuance, insistant sur tel ou tel aspect, comme sur l’indispensable mise en œuvre de réformes sociales (le Front de gauche), et avant tout la poursuite de la démocratisation. C’est aussi la position d’Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit, qui depuis longtemps souligne l’ampleur des mutations commencées en Turquie. Le NPA parle des « peuples de Turquie ». Tous à gauche insistent sur les droits des minorités, notamment les Kurdes, mais aussi sur l’indispensable reconnaissance par Ankara du génocide des Arméniens sous l’Empire ottoman entre 1915 et 1917.

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