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Turkoglu, lumière du Bosphore 14 juin 2009

Posted by Acturca in Turkey / Turquie, USA / Etats-Unis.
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L’Équipe (France), 14 juin 2009, p. 11

de notre envoyé spécial David Loriot, Orlando (USA)

L’ailier turc du Magic est une aubaine de polyvalence et de talent pour Orlando. Il ne fait rien dans le vacarme. Dans le plaisir ou le doute, ses pensées ne font guère de bruit. À la fin du match, quand la porte du vestiaire s’ouvre, Hidayet Turkoglu est là, tourné vers son casier, déjà douché, premier de la classe. Alors, c’est vers lui que tout le monde converge. Jeudi soir, après un match offensif de premier plan (25 pts, 5 rbds, 3 passes) mais encore quelques timidités en fin de parcours, l’international ne s’est pas caché. À trente ans et neuf saisons dans la grande Ligue, il se rend directement à l’évidence. « C’est une défaite qui fait très mal. J’ai gâché trop de choses sur la ligne (8 sur 13 aux lancers francs). J’ai la balle en main la plupart du temps sur ce match, j’aurais dû mettre ces lancers », racontait-il.

Le message du Premier ministre

Sans le dire, Turkoglu sait aujourd’hui combien il compte dans la vie du Magic. Ailier polymorphe, il est un cauchemar pour Ariza, Odom et consorts. Excellent shooteur, doté d’une dextérité rare pour un ailier de cette taille (2,08 m), fin technicien, des fondamentaux coulés dans le jus européen qui rappellent parfois ceux de Tony Kukoc, Turkoglu est le tout en un, à la fois moteur, soupape et carburant du Magic. Depuis le mois de février et la blessure de Jameer Nelson, son rôle a été encore renforcé en termes de créativité. « Il rassure balle en main et, quand il prend les bonnes décisions, les bonnes orientations, alors on est à notre meilleur », note son coach, Stan Van Gundy.

La première finale du joyau du Bosphore met en lumière un joueur d’abord barré par Stojakovic à Sacramento en début de carrière NBA, puis bien mal jugé par les Spurs, qui le laissèrent filer après une seule saison (2003-2004). À Orlando, dans un jeu offensif, Turkoglu, meilleur marqueur du Magic sur la finale (19,5 pts à 49,1 %), se sent à l’aise. Mais il faudra des trésors de finesse et un plein wagon de billets au staff floridien pour garder la perle turque, libre de tout contrat à l’issue de la finale.

En tout cas, sur les bords du Bosphore, l’aventure de l’ex-petit prince d’Efes Pilsen se vit et se raconte. Une petite dizaine de reporters est sur place et le Premier ministre du pays, Recep Erdogan, a même envoyé un message d’encouragement au joueur ! « Hedo » n’oublie pas non plus sa sélection, qu’il emmènera lors de l’Euro polonais en septembre. « Jouer pour l’équipe nationale, ça veut dire quelque chose, c’est important pour moi », glisse-t-il. Certains, en Europe, risquent de faire des cauchemars…

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