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Combats de taureaux à la turque 19 juillet 2009

Posted by Acturca in Art-Culture, Turkey / Turquie.
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Midi Libre (France)

19 juillet 2009

Ils s’appellent Bozo, Tacheté ou Héros, pèsent de 300 kg à 800 kg. Ces belliqueux taureaux sont célébrés en sauveurs dans le bourg turc d’Artvin, perdu aux confins montagneux de la Géorgie, où ils attirent des milliers de touristes venus assister à leurs combats. Chaque année au début de l’été, l’agitation s’empare des rues pentues de la petite ville de 23 000 habitants, où les passionnés de joutes taurines vont fêter jusque tard dans la nuit au son du tulum (cornemuse) et du kemençe (violon rustique) les exploits de leurs champions. Précédés de trois jours de libations, les combats ont lieu dans une arène érigée en pleine montagne, aux abords d’une forêt de sapins. Répartis en sept catégories de poids, les taureaux – ils étaient plus de 70 l’autre dimanche – s’y mesurent dans des affrontements rageurs. Il arrive que le perdant prenne la fuite à travers la foule. Ces échappées font le bonheur des adolescents avides de sensations fortes.

« Il y a des accidents tous les ans, quand les taureaux chargent les spectateurs. Ça peut être vilain, avec des gens encornés », dit un ambulancier. Les bêtes sont parfois blessées elles aussi, même si leurs cornes sont limées. Les combats sont supervisés par une douzaine d’arbitres prompts à interrompre la confrontation à la première défaillance d’un des combattants. Organisées en festival par la mairie depuis 29 ans, ces joutes, inconnues dans le reste de la Turquie, reprennent une tradition locale très ancienne. « A l’origine, les combats servent à apaiser les taureaux avant la transhumance vers les pâturages d’été extrêmement escarpés. On les fait se battre pour qu’ils se connaissent et n’aient plus à se défier ensuite sur des terrains dangereux où ils pourraient se blesser ou se tuer », explique un éleveur. Avec ses prix qui peuvent monter jusqu’à 6 000 livres turques (2 785 euros) pour le champion de la catégorie la plus prestigieuse (chef-taureau, plus de 650 kg), le tournoi contribue également à l’amélioration de l’espèce. Un trophée remporté lors du festival assure au champion une profitable carrière de reproducteur.

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