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Carrefour se déploie en force en Turquie 5 octobre 2009

Posted by Acturca in Economy / Economie, France, Turkey / Turquie.
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La Tribune (France), 5 octobre 2009, p. 1

Juliette Garnier, à Istanbul

D’ici à fin 2010, le groupe français aura ouvert 160 supermarchés en deux ans. Des acquisitions sont également envisagées.

Alors que de récentes informations de presse faisaient état d’un projet de désengagement de Carrefour dans les pays émergents sous la houlette de ses actionnaires de référence Groupe Arnault et Colony Capital, le distributeur français pousse ses pions en Turquie. À la tête aujourd’hui de 814 magasins générant 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires, Carrefour accélère ses investissements par autofinancement. En misant en priorité sur les supermarchés. Sur l’ensemble de 2009, 60 nouveaux supermarchés vont être ouverts et 100 supplémentaires le seront en 2010, soit un doublement de son parc turc en deux ans. Le groupe poursuit également la montée en puissance de Dia, sa marque discount, qui devrait ouvrir 80 nouveaux magasins cette année. En revanche, faute de terrains abordables, le rythme est beaucoup moins soutenu pour les hypermarchés. Il tourne à trois ou quatre ouvertures par an. Enfin, différentes acquisitions sont envisagées.

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Carrefour accélère ses investissements en Turquie

Alors que des rumeurs ont fait état d’un désengagement dans les pays émergents, le distributeur compte ouvrir 100 nouveaux supermarchés en 2010.

Distribution

Personne ne veut y croire. Le projet de cession des filiales de Carrefour dans les pays émergents que, selon « Le Monde », caresseraient Groupe Arnault et Colony Capital, actionnaires de référence du distributeur, laisse plus d’un incrédule. À commencer par les équipes de Carrefour en Turquie qui, comme celles de Chine, de Colombie ou du Brésil, ont reçu selon nos informations un e-mail du directeur général de Carrefour, Lars Olofsson, démentant un tel projet. « Notre conviction est que la Turquie est un marché extraordinaire dont nous n’avons pas encore capté tout le potentiel. Il fait partie des priorités du groupe », assure le directeur exécutif de Carrefour Turquie, Guillaume Vicaire.

Sur place, rien dans la stratégie de l’enseigne ne traduit une telle marche arrière. Pas même les dernières annonces de son partenaire, le groupe Sabanci, actionnaire à 40 % du joint-venture d’exploitation des magasins Carrefour. Le conglomérat turc aux 10,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires a fait des secteurs de la distribution et de l’énergie ses deux priorités dans le pays. « Nous n’avons aucune raison de nous retirer ! Nous sommes très satisfaits de notre participation », assure le président du pôle distribution de Sabanci, Haluk Dincer, à la tête de la première capitalisation boursière de Turquie.

Certes, aujourd’hui, la crise mondiale frappe le pays aux 71,5 millions d’habitants. Le taux de chômage flirte avec les 14 %, et la consommation bat de l’aile depuis la fin de 2008. « Mais, en 2012, le marché intérieur devrait être équivalent à celui de l’Espagne », calcule Guillaume Vicaire. Du coup, à la tête aujourd’hui de 814 magasins générant 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires, Carrefour accélère son développement par autofinancement en Turquie. Il le fera en misant d’abord sur ses supermarchés. Implantés dans les quartiers d’habitation, ces magasins sont jugés plus prometteurs que les hypermarchés accessibles en voiture. « Seuls 14 % des foyers turcs ont une auto », rappelle Guillaume Vicaire.

l’appât du gain

Cette année, il devrait avoir ouvert 60 supermarchés environ, puis 100 supplémentaires en 2010, soit un doublement de son parc en deux ans. Parallèlement, il compte ouvrir des hypermarchés. Mais ce sera au rythme de seulement 3 ou 4 par an, faute de terrains abordables. Le groupe poursuit aussi l’expansion de Dia, son enseigne hard discount. Challenger de Bim, le Aldi turc, l’enseigne espère ouvrir 80 magasins cette année. Enfin, Carrefour envisage de recourir aux acquisitions pour soutenir son come-back. Il y a deux ans, il s’était porté candidat au rachat des 51 % de Migros, numéro un de la distribution en Turquie mis en vente par le turc Koc. Avant de se rétracter. Le fond BC Partners l’avait emporté pour un montant de 1,6 milliard de dollars. Cette fois, Carrefour voit moins gros. Pour recoller au peloton, le numéro trois de la distribution en Turquie (une part de marché de 15,6 %), derrière Migros (24,7 %) et Bim (24,2 %), vise des petites enseignes régionales. À moins que l’appât du gain à moyen terme des actionnaires de Carrefour ne compromette ses ambitions en Turquie.

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