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Philatélie : hommage à Kheïreddine Et-Tounsi 14 juin 2010

Posted by Acturca in Art-Culture, History / Histoire, Istanbul, Turkey / Turquie.
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Le Renouveau (Tunisie), 14 juin 2010

Écrit par Moncef Ben Salem

Aujourd’hui, nous nous proposons d’évoquer l’itinéraire du grand réformateur et homme politique tunisien Kheïreddine Et-Tounsi, qui a été honoré par l’émission d’un timbre-poste commémoratif en 1990, à l’occasion du centenaire de sa mort.

Né en 1822, Kheïreddine Et-Tounsi fut d’abord élevé à l’école de guerre, sous le règne de Ahmed Bey 1er.

Sa vive intelligence, son esprit ouvert au modernisme, le sérieux qu’il mettait dans l’accomplissement de ses tches, le désignèrent, rapidement, au poste de ministre de la guerre en 1856 et il fut délégué par Sadok Bey pour présider le Grand Conseil, nouvellement créé. En 1869, il fut nommé président de la commission financière. Ce qui permit un début prometteur d’assainissement de la situation financière et redonna confiance au pays. En 1871, il fut chargé par le même prince de raffermir les liens avec les autorités ottomanes. Sa mission ne tarda pas à être couronnée de succès. Mais c’était en 1873 que sa nomination au poste de premier ministre lui permit de mettre en application son programme ambitieux de réforme de l’administration tunisienne et de la restauration de l’autorité et du crédit de l’Etat tunisien.

Cette remise à jour des structures essentielles de «la régence» faisait, naturellement, obstacle à l’influence pernitieuse de courtisans et adversaires influents et déterminés à miner toute politique de progrès, habitués qu’ils étaient à se servir plutôt qu’à servir.

Cette situation obligea Kheïreddine à quitter ses hautes fonctions. Le grand homme s’exila en Turquie où ses qualités amenèrent, cette fois, les gardiens de la Sublime porte à lui confier le poste de Premier ministre. Kheïreddine mourut à Istanbul.

Ce politique désintéressé, cet homme d’Etat réformateur, courageux et éclairé, ce travailleur infatigable, peut être considéré comme un des pères de la nation tunisienne.

Kheïreddine a laissé quatre fils, tous nés à Tunis et élevés à Istanbul. L’aîné Mahmoud, après avoir accompli une longue carrière dans l’armée ottomane et pris sa retraite comme Colonel, est décédé à Istanbul en mars 1926. Le second, Mohamed El Hadi, d’abord auditeur au Conseil d’Etat en Turquie, a suivi son tempérament d’artiste. Après avoir travaillé à Paris dans les ateliers de Roche grosse et de J.P Laurens, après de nombreux et longs voyages en Arabie, il mourut le 24 décembre 1922 en Tunisie. Le troisième fils, Tahar qui remplit, jadis, en Turquie, les fonctions d’aide de camp du Sultan Abd-ul Hamid, de gouverneur d’Al Qods, etc, a été d’avril 1921 à mai 1934, ministre de la justice du Bey. Il décéda à Tunis en avril 1937. Le quatrième, Salah était apparenté à la famille impériale ottomane et portait le titre de «Damad» (gendre). Il fut exécuté le 24 juin 1913, après l’assassinat de Mahmoud Chewket Pacha.

Le timbre-poste représentant Kheïreddine Et-Tounsi est paru, exactement, le 16 novembre 1990. Il a été imprimé en taille douce à l’Imprimerie des timbres-poste et des valeurs fiduciaires à Périgueux (France) d’après une maquette de l’artiste peintre Hatem El Mekki.

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