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Istanbul la magnifique 27 novembre 2010

Posted by Acturca in Art-Culture, History / Histoire, Istanbul.
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Le Quotidien (Luxembourg) 27 novembre 2010

De notre journaliste Camille Leroux
 
Il faut compter deux bonnes heures pour saisir l’importance patrimoniale de la mosquée Sainte-Sophie . Phare des empires romain d’Orient et ottoman, Istanbul garde une place à part dans la Turquie contemporaine.

Si la Terre était une nation, Istanbul en serait la capitale.» Il suffit de se promener dans les rues d’Istanbul pour comprendre ces mots de Napoléon Bonaparte. Le mélange des héritages culturels laisse entrevoir la richesse d’un passé tumultueux. En 330, Byzance devient Constantinople, capitale de l’Empire romain d’Orient et est appelée à ses débuts la «nouvelle Rome». Bâtie sur sept collines et formant un triangle pointu, elle présentait en effet d’autres ressemblances que la simple influence architecturale d’Occident. Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1453, elle devient ottomane et ne perdra son statut de ville impériale qu’au début du XXe siècle.

Les rues stambouliotes transpirent ce riche passé, offrant aux touristes de passage un enchevêtrement d’architectures et d’influences diverses. Synagogues et églises côtoient les mosquées. La cuisine aussi trahit ces origines variées, mêlant mezze méditerranéens et desserts gorgés de fleur d’oranger et de miel qu’elle partage avec le Moyen-Orient.

C’est sur l’illustre Corne d’or que se dressent quelques-uns des monuments les plus visités d’Istanbul. La mosquée Sainte-Sophie raconte à elle seule les revirements historiques qu’a connus Istanbul. Commandée au VIe siècle par l’empereur Justinien qui voulait surpasser le légendaire temple de Salomon, elle marie l’architecture byzantine locale et les principes de construction des basiliques chrétiennes. Son dôme central culmine à plus de 55 mètres de hauteur. Elle présente encore de superbes mosaïques aux ors étincelants. Devenue un lieu de culte musulman au XVe siècle, elle est un musée depuis 1934.

Au cœur du palais des sultans

À quelques minutes de marche, la mosquée bleue date du XVIIe siècle et est considérée comme le dernier exemple de l’architecture ottomane classique. Dotée de six minarets, un privilège islamique, elle est le point de départ des pèlerins musulmans rejoignant la Mecque. Ses murs sont recouverts de 20000 carreaux de céramique artisanale.

Autre vestige incontournable sur la Corne d’or: le palais Topkapi. La résidence urbaine du sultan sous l’Empire ottoman s’étend sur 70 hectares et offre de tous côtés une vue imprenable sur le Bosphore. Les quelques salles ouvertes aux visiteurs présentent des vêtements et bijoux précieux des sultans à faire pâlir les monarques d’aujourd’hui. Un dépaysement assuré à quelques heures du Grand-Duché-idéal pour quelques jours d’escapade.

L’ambassadeur de Turquie au Luxembourg se souvient: «Je te vois encore Istanbul…»

La voix d’Ankara à Luxembourg est celle de Celalettin Kart depuis le mois de janvier. Signe distinctif: l’ambassadeur est stambouliote. «Pour moi c’est une ville qui n’a pas son égale au monde.» Monsieur l’ambassadeur a ses rituels. «C’est surtout le plaisir de se trouver au bord de l’eau, sur le Bosphore. J’aime bien contempler la mer. Et manger du poisson au bord du Bosphore.»

Celalettin Kart garde un attendrissement particulier pour Moda, sur la rive asiatique-son quartier natal. «Chaque fois que je vais à Istanbul, je trouve toujours un prétexte pour y retourner. J’y retrouve les odeurs et les souvenirs de mon enfance. C’est au bord de l’eau, vous contemplez Topkapi, la mosquée bleue et la Corne d’or en buvant un verre de thé…» 

À l’heure turque

L’abbaye de Neumünster célèbre à sa façon la prochaine clôture de «Istanbul, Capitale européenne de la culture 2010», marquée par 467 projets artistiques, avec le soutien des autorités turques et luxembourgeoises.

L’inauguration de cet événement aura lieu le 4 décembre avec le vernissage de deux expositions, «Hamam» et «Impressions d’Istanbul», visibles du 5 au 24 décembre et du 3au 9 janvier dans les espaces d’exposition et le cloître de l’abbaye. «Impressions d’Istanbul» donne à voir l’illustre cité à travers le regard de 42 artistes turcs.

Les mélomanes ne seront pas en reste avec trois concerts: Contre vents et marées (jazz) le 6 décembre, Tri A Tolia (musique turque traditionnelle et folk) le 8 décembre et le chœur d’État de la musique turque classique d’Ankara (musique classique turque) le 11 décembre.

Pour les cinéphiles, la Cinémathèque prévoit une projection du film Miel, de Semih Kaplanoglu, Ours d’or au festival de Berlin 2010.

La question de «La Turquie et l’Europe» sera débattue lors d’un colloque le 7 décembre, et suivie d’une conférence-débat sur «Le rôle croissant de modérateur de la Turquie». L’institut Pierre-Werner organise également une table ronde sur les questions d’interculturalité et d’intégration pour les capitales européennes de la culture.

Enfin, pour le plaisir des papilles, la Brasserie de Neumünster laisse ses cuisines à Haydar Inla, chef du célèbre Ankara Palas.

Renseignements, horaires et tarifs sur le site http://www.ccrn.lu/

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