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Plus de 400 entreprises suisses ont investi en Turquie 6 décembre 2010

Posted by Acturca in Economy / Economie, Turkey / Turquie.
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Le Temps (Suisse), 6 décembre 2010

Delphine Nerbollier, Ankara

Quinzième puissance économique mondiale, la «petite Chine de l’Europe» évolue sur des fondements considérés comme sains. Plusieurs accords lient Berne et Ankara

«La Turquie est un pays d’opportunités.» La formule a été lancée il y a une dizaine de jours à Zurich par le président turc, Abdullah Gül, venu faire la promotion de son pays que certains n’hésitent pas à qualifier de «petite Chine de l’Europe». Les résultats macroéconomiques de la Turquie, 6e économie européenne, 15e mondiale et candidate à l’adhésion à l’Union européenne, ont en effet de quoi faire pâlir d’envie une Europe à la traîne. L’OCDE prévoit 8,4% de croissance pour ce pays en 2010 et 5,3% pour 2011.

«Les fondements de l’économie turque sont sains. Le pays est stable politiquement et cela se ressent au plus haut niveau», expliquait récemment le ministre des Finances Cemik Simsek. En octobre, l’agence de notation Moody’s a relevé de stable à positive la note de crédit souveraine de ce pays.

«La Turquie dispose d’un très haut potentiel», confirme Bora Yildirim, directeur général de Sika-Turquie, spécialisé dans les matériaux de construction et produits chimiques. «Elle est l’un des pays à avoir le plus rapidement rebondi après la crise.» Comme Sika, plus de 400 sociétés suisses sont présentes dans ce pays, un chiffre important si on le compare aux 300 entreprises françaises présentes sur place. Ces sociétés helvétiques opèrent essentiellement dans la région de la mer de Marmara et dans les secteurs bancaire (Credit Suisse, UBS), pharmaceutique (Roche, Novartis), de la machinerie (ABB, Schindler) et de la logistique (Ontrans). En 2009, les échanges commerciaux entre les deux pays s’élevaient à 2,5 milliards de francs, dont les deux tiers en faveur de la Suisse. L’année 2010 a également bien commencé avec une hausse de 19% des exportations vers la Turquie (1,08 milliard de francs) et de 6% des importations (364 millions de CHF). Des chiffres qui restent toutefois en deçà du potentiel.

A la Chambre de commerce turco-suisse, à Istanbul, le président Umit Ozeflatun prédit un bel avenir à ces relations bilatérales. «La Turquie peut devenir un marché alternatif pour la Suisse et l’Europe lorsque la Chine sera contrainte de produire pour répondre à sa propre demande intérieure. La Turquie dispose de nombreux atouts avec une population jeune et nombreuse et un bon niveau d’éducation. Je pense que de plus en plus de petites et moyennes entreprises suisses vont s’implanter ici pour viser le marché local et produire sur place.»

Certains groupes, comme le géant pharmaceutique Roche présent depuis 1958 en Turquie, considèrent cet Etat comme l’un des plus prometteurs au monde. «Nous le plaçons aux côtés de pays tels que la Russie, la Chine, le Brésil, le Mexique, l’Inde et la Corée du Sud», explique Suha Taspolatoglu, directeur général de Roche Turquie qui emploie 515 personnes. «Ces sept pays devraient connaître les plus importants taux de croissance en termes de marché pharmaceutique. Nous estimons qu’ils vont croître deux fois plus rapidement que la moyenne du marché global.»

Dans le secteur bancaire aussi, la confiance reste forte. «Le secteur s’est auto-épuré lors de la crise financière qui a frappé la Turquie en 2001», explique Umit Ozeflatun, de la Chambre de commerce. «Le secteur a donc été relativement épargné par la récente crise et la confiance en l’économie du pays croît.»

D’autres secteurs ont en revanche subi de plein fouet le choc de la crise économique mondiale, notamment dans le secteur de la construction, en plein boom avant 2008. «Le secteur a été très négativement touché, mais nous voyons une nette amélioration depuis la seconde moitié de 2009 même si nous restons en dessous des niveaux de 2009, explique Bora Yildirim, de Sika-Turquie. Je suis optimiste pour l’avenir. Les besoins du pays en matière d’infrastructures augmentent. On évalue à 500000 francs le besoin annuel de nouveaux logements, en plus de la construction de ponts, de routes, de barrages…»

Avec 18% des engagements totaux de la SERV fin 2008, la Turquie est un important pays d’engagement. Un accord de libre-échange est entré en vigueur entre les deux pays en 1992, et de protection des investissements en 1999. Berne et Ankara ont aussi signé une convention pour éviter la double imposition en juin 2010: elle est de part et d’autre en voie de ratification.

Enfin, de par sa position géographique, la Turquie sert de tremplin vers l’Asie centrale et le Moyen-Orient avec qui Ankara consolide ses liens. La Turquie vient ainsi d’officialiser la création d’une zone de libre-échange avec la Syrie, la Jordanie et le Liban

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