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En 2012, Rousseau sera célébré jusqu’en Turquie 23 juillet 2011

Posted by Acturca in Art-Culture, History / Histoire, Istanbul, Turkey / Turquie.
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Tribune de Genève (Suisse) samedi-dimanche 23-24 juillet 2011, p. 12

Antoine Grosjean

Grâce aux prêts d’institutions genevoises, le philosophe fera parler de lui l’an prochain à Istanbul

Les commémorations du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, l’an prochain, excéderont de loin les cénacles genevois. Le philosophe, né à Genève en 1712, sera célébré jusqu’à Istanbul.

Une exposition, un colloque international, des concerts et des spectacles seront organisés au lycée français Notre-Dame de Sion, dans la métropole turque. Cela avec le soutien logistique du consulat suisse, et grâce aux pièces et archives issues d’institutions genevoises.

L’horloger du sultan

D’où vient cet intérêt turc pour Jean-Jacques Rousseau? Un intérêt réciproque, d’ailleurs: ce dernier évoquait régulièrement l’Empire ottoman dans ses écrits. Lui-même n’y a jamais mis les pieds, mais son père Isaac a vécu six ans à Constantinople, comme horloger du sultan. Il en revient l’année précédant la naissance de son illustre rejeton, qu’il bercera souvent de ses récits sur son séjour au bord du Bosphore.

Par ailleurs, Atatürk, le père fondateur de la Turquie moderne, était un fervent lecteur de Rousseau. «Dans le Musée d’Atatürk, il y a un exemplaire du Contrat socialannoté de la main de l’homme d’Etat turc», raconte Martin Stern, responsable des projets culturels au lycée Notre-Dame de Sion. Ce Français, qui a rédigé une thèse sur le philosophe genevois, était dernièrement de passage ici pour faire des recherches. «Genève est incontournable pour ce projet, confie-t-il. Il y a ici une telle concentration d’archives, d’associations et de personnalités rousseauistes!»

Des Genevois à Istanbul

Parmi ces dernières, Rémy Hildebrand, président du Comité Rousseau européen et chargé de cours à l’Université de Genève. C’est ce dernier qui a dirigé l’ouvrage collectif L’horloger du sérail– qui vient justement d’être traduit en turc – le livre qui a donné à Martin Stern l’idée de ce projet sur les liens entre Jean-Jacques Rousseau et la Turquie.

Un projet qui rencontre un large écho à Istanbul. La revue turque Litterava même publier pour l’occasion un numéro spécial Rousseau. L’an prochain, Rémy Hildebrand sera en Turquie pour participer au colloque international, de même que François Jacob, directeur de l’Institut et Musée Voltaire de Genève.

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