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Le magnifique patrimoine de la famille Camondo 28 juillet 2011

Posted by Acturca in Art-Culture, France, History / Histoire, Istanbul.
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Le Parisien (France) jeudi 28 juillet 2011, p. 95_E_3

Marion Lompageu

Le comte Moïse de Camondo hérite de l’hôtel particulier de ses parents en 1911. Grand passionné d’art du XVIIIe siècle (voir encadré), il n’aime pas la façade de style second Empire et la fait modifier (1912-1914) pour lui donner le cachet de son époque favorite. L’architecte s’inspirera d’ailleurs du Petit Trianon de Versailles. La façade beige est restée intacte, les fenêtres à carreaux si particulières de l’époque et le gravier dans la cour font remonter le temps aux visiteurs.

Une fois poussée la porte d’entrée, les hôtes d’un jour sont accueillis par un somptueux escalier blanc à la rambarde noir et or, des vases asiatiques et des sculptures d’un blanc immaculé. La visite se poursuit vers les cuisines. Les cuivres brillent, un poêle à plusieurs feux trône au centre de la pièce. « C’est une des pièces qui m’a le plus marqué. Tant de modernisme pour l’époque, c’est incroyable ! » s’exclame Pauline, sexagénaire qui vient au musée pour la troisième fois. Les deux étages suivants sont de véritables salles d’exposition. Vases, tapisseries des Gobelins, meubles Louis XVI, guéridons, peintures… Chaque pièce est décorée avec goût. « Tout est resté intact comme à l’époque où y résidait la famille Camondo », précise Sylvie Legrand-Rossi, la conservatrice en chef du musée.

Musée Nissim de Camondo, 63, rue de Monceau, VIIIe. Du mercredi au dimanche de 10 heures à 18 heures. Tarif : 7 €, 5 € (réduit), gratuit pour les moins de 26 ans et les chômeurs. Audioguide inclus.

Un destin tragique

Les Camondo sont une famille juive originaire d’Istanbul, où leur banque fut l’une des plus importantes de l’Empire ottoman au début du XIXe siècle. Venus à Paris sous le second Empire, les frères Abraham Behor et Nissim s’installent dans deux hôtels particuliers, en bordure du parc Monceau (VIIIe). A la génération suivante, leurs fils deviennent des collectionneurs avertis. Isaac, fils d’Abraham Behor, fera don d’une grande partie de ses trésors au Louvre. Son cousin Moïse se consacre à l’art du XVIIIe siècle. Il meurt en 1935 et lègue au musée des Arts décoratifs son hôtel particulier et tout ce qu’il contient, en souvenir de son fils Nissim, mort au combat pendant la guerre de 1914-1918.

Sa fille Béatrice ne lui survivra pas longtemps. Pensant être protégée par sa nationalité et les legs de son père, elle ne se cache pas des nazis. Avec son mari Léon Reinach et leurs deux enfants, elle sera déportée vers Drancy en 1942, puis envoyée vers le camp d’extermination d’Auschwitz. Il ne reste plus de descendants de la famille Camondo.

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