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L’architecte qui voulait tout contrôler de A à Z 18 août 2011

Posted by Acturca in Turkey / Turquie.
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Le Soir (Belgique) jeudi 18 août 2011, p. 2

Mélanie Geelkens

Je n’ai jamais eu de plan de carrière. Je crois beaucoup en la théorie du hasard… » Installé dans sa salle de réunion, une cigarette à la main, Sefik Birkiye déroule le fil de sa trajectoire professionnelle. Il en a parcouru du chemin avant d’occuper les prestigieux bureaux de l’avenue Lloyd George à Bruxelles et de devenir l’un des architectes belges les plus actifs à l’étranger.

Tout a commencé par un « terrible attrait » pour l’architecture. « De loin, j’avais l’impression que ce métier me plairait, même si je ne savais pas vraiment en quoi il consistait. » Ses études à La Cambre (diplôme en 1978), puis sa spécialisation à l’UCL (licence en architecture urbaine décrochée en 1981) confirment son intuition. Imprégné de valeurs post-soixante-huitardes, il fonde son premier bureau, l’Atelier d’Art Urbain, en 1979. « C’était une époque de contestations, d’affrontements d’idées. Je faisais partie de ceux qui pensaient qu’il fallait mettre l’architecture au service des habitants. J’ai commencé à travailler au sein d’asbl, à élaborer des contre-projets. Puis je me suis dit : plutôt que de donner des leçons, pourquoi ne pas convaincre les gens d’adopter ma vision ? »

Peu sollicité en Belgique à ses débuts (réputation de contestataire oblige), il se taille un nom à l’étranger. En France, puis en Turquie, en Russie, en Egypte… Ses spécialités ? Les projets d’envergure : hôtels, centres commerciaux, immeubles de bureaux, etc. Avec, à son actif, le City 2, les bâtiments Dexia à Bruxelles ou encore la West Bay Tower au Qatar.

Dans le courant des années 2000, sa carrière prend un tournant. « L’immobilier a commencé à être détenu par des fonds d’investissement ou des promoteurs, raconte-t-il. Avant, on réalisait de super bâtiments, puis il a fallu construire des immeubles standards, monofonctionnels, pour répondre à des impératifs économiques. Un nivellement par le bas. J’étais découragé de ne pas pouvoir aller plus loin dans mes idées. »

Sefik Birkiye décide alors de devenir « plus qu’un architecte » . Après 27 années de collaboration, il entame une séparation à l’amiable avec ses associés de l’Atelier d’Art Urbain. En 2006, il fonde Vizzion, une société destinée à contrôler tous ses projets de A à Z. L’objectif est de financer lui-même ses réalisations. Une démarche inhabituelle dans le milieu, qui lui vaut pas mal d’inimitiés.

Qu’à cela ne tienne : Sefik Birkiye est aujourd’hui « un architecte heureux » . Son souhait ? Davantage se spécialiser dans les grands projets, comme la création de nouveaux villages. De quoi ajouter quelques mètres carrés supplémentaires aux 8 millions déjà construits à travers le monde.

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