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Le regain de tension pourrait avoir des conséquences plus graves 4 septembre 2011

Posted by Acturca in Middle East / Moyen Orient, Turkey / Turquie, USA / Etats-Unis.
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ATS – Agence Télégraphique Suisse

4 septembre 2011

Les tensions entre la Turquie et Israël pourraient se matérialiser en Méditerranée où les marines des deux puissances régionales risquent de se confronter. Elles risquent aussi d’envenimer les relations entre Ankara et Washington et accentuer l’isolement de l’Etat hébreu.

En annonçant vendredi des mesures de rétorsion contre Israël, qui refuse de s’excuser pour la mort de neuf Turcs lors de l’abordage d’un navire en route pour Gaza, le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a averti que « la Turquie prendra toutes les précautions qu’elle estime nécessaires pour la sécurité de la navigation maritime dans l’est de la Méditerranée ».

Le ministre n’en a pas dit davantage, mais de source proche du gouvernement on précise que la marine turque a reçu l’ordre d’être « plus active et vigilante » en Méditerranée orientale. « Il n’est pas question qu’Israël se comporte comme une brute en Méditerranée, nous ne pouvons le permettre », a précisé cette source.

Eventualité « dangereuse »

« Les menaces de la Turquie signifient que les navires de guerre d’Israël et de la Turquie pourraient être amenés à se confronter sur la route de la marine marchande entre le golfe Iskenderun (sud de la Turquie) et le canal de Suez », estime le journaliste Deniz Zeyrek.

Selon lui, si Ankara décidait d’escorter avec des bâtiments de guerre des convois humanitaires vers Gaza, cela pourrait risquer de provoquer des rencontres entre les deux marines. « On ne peut exclure une telle éventualité, qui est évidemment dangereuse », a-t-il dit à l’AFP.

Motifs d’irritation

Le raid israélien contre la flottille pro-palestinienne, le 31 mai 2010, s’était produit dans les eaux internationales, irritant davantage encore le gouvernement islamo-conservateur turc. Ankara avait déjà protesté en décembre contre un accord entre Israël et Chypre délimitant les zones économiques entre les deux pays en Méditerranée pour des gisements de gaz offshore.

La Turquie conteste ces zones où ont été découverts deux gisements estimés à huit à seize milliards de mètres cubes de gaz, car elle juge que l’administration chypriote-grecque – reconnue internationalement mais pas par Ankara – ne peut représenter l’île entière, divisée depuis 1974.

Avant ce durcissement, la Turquie, seul pays musulman membre de l’OTAN, a pourtant longtemps été considérée comme l’ami le plus sûr de l’Etat hébreu dans le monde musulman.

Les deux pays avaient signé en 1996, au grand dam du monde arabe et de l’Iran, un important accord de coopération scellant leur alliance, suivi d’autres, et leurs militaires avaient participé côte à côte dans des manoeuvres militaires dont l’une en mer, baptisée « Sirène confiante ». Tout ces accords ont été suspendus par Ankara.

Tensions avec Washington

Le raidissement turc pourrait toutefois contrarier les Etats-Unis. Washington a exprimé ses regrets face à l’échec des deux pays à résoudre leur différend et entend « les encourager tous deux » à « chercher le moyen d’améliorer leur relation ancienne ».

« Si les choses suivent cette pente, les relations turco-américaines seront affectées », affirme toutefois Sabri Sayari, de l’Université privée Sabanci d’Istanbul. Il prédit notamment que la Turquie pourrait être prise à partie par le Congrès avec un projet de loi reconnaissant le génocide des Arméniens par les Turcs pendant la Première guerre mondiale.

« Il y a un lobby pro-israélien très puissant au Congrès. La Maison Blanche fait de son mieux (pour empêcher ce type de vote), mais la décision finale reviendra au Sénat », souligne-t-il.

Isolement d’Israël

Pour d’autres analystes c’est Israël qui sera le véritable perdant de cette confrontation car il ne peut pas s’offrir le luxe de perdre l’un de ses rares amis dans le monde musulman alors que l’effervescence a gagné le monde arabe.

L’ancien dirigeant égyptien Hosni Moubarak, considéré comme le plus pro-israélien de tous les dirigeants arabes, a été renversé en février. La Jordanie, seul autre pays voisin à avoir des relations diplomatiques avec Israël est secouée par des manifestations.

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