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Les Turcs font flamber les prix mais vider les abattoirs 4 novembre 2011

Posted by Acturca in Economy / Economie, France, Turkey / Turquie.
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La Nouvelle République (France) 4 novembre 2011

Philippe Engerbeau
         
La richesse de la Turquie augmente, et ses besoins en viande aussi. Si, en 2010, le pays importait des carcasses, désormais il achète des animaux vivants.

Les Turcs dopent la filière bovine du Bocage, mais pas totalement. C’est Thierry Baudouin, éleveur à Clazay et président de la race charolaise dans le Département, qui confirmait cette bonne nouvelle hier dans les allées des Conviviales à Bocapôle.

Les prix des animaux charolais ont flambé depuis le 15 octobre. Mais cela n’a pas profité aux abattoirs de Bressuire, ni à Bressuire Export (qui exporte seulement des animaux sous forme de carcasse), car les Turcs viennent de baisser considérablement leurs droits de douanes, en faveur des animaux vivants seulement.
 
L’abattoir à la peine depuis trois semaines

Dans le Bocage, on se retrouve donc dans une situation inédite : des éleveurs qui se réjouissent de pouvoir vendre des animaux au prix fort, mais qui ne les conduisent plus aux abattoirs de Bressuire, préférant les céder à d’autres opérateurs, principalement du centre de la France. Selon certaines sources, les abattoirs seraient même « à la peine depuis 3 semaines ».

Gérard Pévrol, le directeur des abattoirs et de Bressuire Export, ne nie pas la chose. S’il estime que cela est « mérité au regard du travail des éleveurs », il explique aussi que la solution globale se situe dans la « négociation ». Celle-ci a débuté en novembre 2010 entre les gouvernements turcs et français. En décembre 2010, selon l’ambassade turque en France, les droits de douanes ont été considérablement abaissés, la Turquie souffrant d’un manque d’organisation dans sa filière, et devant faire face à une demande forte sur son marché intérieur. Dans un premier temps et jusqu’en juin, l’importation de carcasses d’animaux a été favorisée. Gérard Pévrol annonce 2.000 jeunes bovins en carcasses, vendus sur cette période à ses nouveaux clients importateurs turcs. Malheureusement, les Turcs ont ensuite changé leur fusil d’épaule, et ont favorisé l’importation d’animaux vivants. Thierry Baudouin, le président de la race charolaise, l’explique : « Les charolais sont particulièrement prisés là-bas, parce qu’ils possèdent un potentiel de croissance très rapide ». Il y a fort à parier que les reproducteurs intéressent également de plus les importateurs turcs, ou leurs relais négociants en France.
 
Pourquoi ?

  • Croissance turque. De 2005 à 2008, le PIB (produit intérieur brut) turc a progressé en moyenne de plus 5 %. 2009, le nombre de têtes de bovins continue de diminuer. 50 % des animaux ne sont pas déclarés.
  • Droits de douanes. Fin 2010, la Turquie baisse ses droits de douanes sur tous les animaux. En 2011, elle rehausse ces droits, uniquement sur les carcasses.

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