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Jeunes en quête d’identité 12 novembre 2011

Posted by Acturca in France, Immigration, Turkey / Turquie.
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L’Est Républicain (France) samedi 12 novembre 2011, p. NCY12

Didier Hemardinquer, Nancy

Dans le cadre de la manifestation « Automne aux couleurs de Turquie », un café citoyen était organisé, hier après-midi, salle Chepfer, pour évoquer la question de la binationalité. Un sujet d’actualité, puisque le code de la nationalité est en passe d’être modifié, à compter du mois de janvier, le projet étant à la signature. On s’oriente vers un système de charte à signer, le non-respect de son engagement pouvant entraîner la perte de la nationalité. Président d’ATa Turquie, Murat Erpuyan est titulaire de la double nationalité.

Venu en France, à la fin des années 70, pour poursuivre ses études supérieures au Centre européen universitaire, il a fait la demande d’acquisition de la nationalité française au bout de cinq années de présence sur le territoire français, comme l’y autorisait la législation de l’époque. A l’enquête effectuée par les Renseignements généraux, où on le questionnait sur les raisons de sa demande, il avait expliqué qu’en Turquie, il n’avait jamais pu voter et que, si un jour, il souhaitait se marier avec une Française, il ne voulait pas qu’on le suspecte de contracter un mariage blanc pour acquérir la nationalité. Il a finalement épousé une Turque vivant en France depuis son enfance qui lui a donné une fille, française puisque née de parents français sur le sol français. Le président d’ATa Turquie estime à 5.000 le nombre de Turcs dans un rayon de 20 km autour de Nancy. Ils sont 5 fois plus nombreux à Metz, où l’immigration répondait à la demande des usines Citroën. En Allemagne, où les Turcs sont près de deux millions, on vient de célébrer le 50e anniversaire du traité entre la Turquie et l’Allemagne concernant ce flux migratoire. Mais l’Allemagne ne reconnaissant pas la double nationalité, les Turcs sont obligés d’abandonner leur nationalité d’origine s’ils veulent vivre dans la patrie de Goethe.

Murat Erpuyan souligne enfin les problèmes identitaires de nombreux jeunes Turcs, nés en France, qui se sentent exclus, dans la mesure où l’Union européenne refuse d’intégrer le pays de leurs parents.

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