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«Assassin’s Creed», ça Bosphore 23 novembre 2011

Posted by Acturca in Art-Culture, Istanbul.
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Libération (France) mercredi 23 novembre 2011, p. 28

Erwan Cario

Jeu vidéo . Un peu court, l’ultime opus de la saga fait escale à Constantinople.

Constantinople, ville de contrastes entre Orient et Occident… Stop ! Oubliez les clichés, mieux vaut se rendre sur place. Pour bien débuter votre séjour, nous vous conseillons de grimper tout en haut de la tour de Galata, où vous profiterez d’une vue à couper le souffle sur celle que certains nomment déjà Istanbul. Après un vertigineux saut de l’ange, vous pourrez traverser le Bosphore (les tyroliennes sur les toits sont bien pratiques pour écourter votre trajet), et visiter le palais de Topkapi et, bien sûr, l’imposante Ayasofya (n’hésitez pas à escalader ses minarets, c’est pratique pour se repérer dans ce dédale urbain). Si par malheur, un templier bizantin venait à vous importuner, n’hésitez pas à demander de l’aide aux sympathiques assassins.

Assassin’s Creed : Revelations est le dernier épisode de la trilogie consacrée à Ezio Auditore da Firenze, maître de la secte des Assassins qui débuta ses aventures à Florence à la fin du XVe siècle dans Assassin’s Creed 2. En ce début de XVIe, Ezio a la cinquantaine, mais il continue à trottiner en sautant de toit en toit. Sur les traces d’Altaïr, héros du tout premier Assassin’s Creed qui se déroulait au temps des croisades, il va arpenter les rues et les hauteurs de Constantinople à la recherche de cinq clés mystiques. Au niveau du système de jeu, Revelations se situe dans la droite lignée de Brotherhood, sorti l’an dernier : un système économique à remettre en route, une palanquée de missions secondaires à remplir, et des tours bien gardées à conquérir, un scénario qui avance au bon vouloir du joueur et, surtout, une seule grande ville modélisée à la perfection. C’est ce dernier point qui fait la force de cet épisode. Après la Renaissance italienne (Florence, Venise puis Rome), la visite de Constantinople est grisante et on ne se lasse pas de ces petites ruelles vivantes ni de ces monuments majestueux. D’autant qu’Ezio, guerrier acrobate, est toujours aussi jouissif à contrôler.

Mais Revelations semble malheureusement se contenter du voyage en oubliant sur le chemin d’impliquer le joueur avec une grande histoire. Après avoir été confronté aux redoutables Borgia dans Brotherhood, difficile de se sentir transporté par un job de serrurier, d’autant que l’aventure a été raccourcie au passage. Dommage, car quelques belles séquences sont au programme, notamment lorsqu’on reprend le contrôle d’Altaïr. Mais on ressort de cet épisode avec de jolis souvenirs touristiques. On aurait aimé garder ceux d’un héros.

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