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Ambivalence de la Turquie 24 novembre 2011

Posted by Acturca in Academic / Académique, France, Middle East / Moyen Orient, Turkey / Turquie.
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Les Echos (France) no. 21065, jeudi 24 novembre 2011, p. 15
La revue du jour

Jacques Hubert-Rodier

Le propos. Au cours des dix dernières années, depuis l’arrivée au pouvoir à Ankara du parti AKP, la politique extérieure de la Turquie a connu une profonde mutation. Aujourd’hui, ce pays, membre de l’Otan, veut se positionner en une sorte de pivot, de pont visant à équilibrer sa marche vers l’Europe et son rôle et sa présence comme puissance régionale au Moyen-Orient. Certains parlent même de « néottomanisme », un concept qui n’est pas utilisé par les dirigeants turcs et qui irrite souvent. Ce que souhaite surtout Ankara, comme l’écrit Emel Parlar Dal (université de Marmara), c’est de « jeter les bases d’une nouvelle communauté du Moyen-Orient ». Il est vrai que les révoltes arabes donnent tout son sens à ce recentrage. Dans les tout derniers jours, face à la répression en Syrie, certains commentateurs ont même évoqué la possibilité d’une intervention « humanitaire » dans ce pays.

L’intérêt. En réunissant plus de 15 auteurs et 18 articles dans un travail collectif, la revue « EurOrient » consacre 2 volumes pour répondre à ce que l’on pourrait qualifier de question turque. Il s’agirait plutôt de très nombreuses questions. Ainsi sur le nucléaire iranien, comme l’explique Michel Makinski (Ecole supérieure de commerce, Escem, de Poitiers), la Turquie, en se posant comme acteur régional et global, a fait preuve des limites de ses ambitions et de toute l’ambiguïté de sa position. Une ambivalence que l’on retrouve aussi dans ses relations avec l’Europe et les Etats-Unis, comme le dit Jean Marcou (IEP Grenoble).

L’extrait. « Les Turcs ont toujours cherché à être admis comme des membres à part entière de la société occidentale et de ne pas en être les parias. A certains égards, ils sont parvenus à obtenir un certain crédit en devenant une nation civilisée et moderne. Cependant, parmi les Européens, le sentiment répandu reste toujours le même : la Turquie n’est pas authentiquement de l’Occident. » (Emel Parlar Dal)

Note(s) : « EurOrient », nos 35-36, 2011 : Turquie, L’Harmattan, 465 pages, 47 euros

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