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« Une période de sursis » 29 janvier 2012

Posted by Acturca in Economy / Economie, France, Turkey / Turquie.
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Paris-Normandie (France) 29 janvier 2012, p. Vernon Les Andely-Gisors_12

Propos recueillis par Sandra Calme

Selçuk Önder, Président de la Chambre de Commerce Franco Turque

Pourquoi les relations politiques entre la France et la Turquie ont-elles pris un si sérieux coup de froid?

Selcuk Onder: «Les relations politiques sont gelées, on peut dire ça, mais bien sûr des deux côtés on a des élections. Entre politiciens, on assiste à un combat de coqs, chacun ayant raison sur son territoire.»

Avec la pénalisation du négationnisme en matière de génocide, ces relations gelées ont-elles atteint un point de non-retour ou doit-on attendre que le nuage passe?

«Il ne faudrait pas se laisser aller à des excès et infliger des blessures qu’on ne pourrait pas cicatriser. On pouvait s’attendre à des propos plus violents de la part du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan depuis le refus français de l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.

D’autant plus qu’il n’y a eu aucune visite officielle en Turquie de Nicolas Sarkozy depuis qu’il est président. Même à l’époque où il était ministre, Nicolas Sarkozy n’a jamais mis les pieds à Ankara. Comment voulez-vous que les relations soient bonnes entre ces partenaires économiques?

En Turquie, on attend encore la décision de la cour constitutionnelle française pour réparer le tort causé, avec l’espoir qu’elle rejette cette loi. Ça peut encore se débloquer et commencer à dissiper le nuage.»

Sur le plan économique entrevoyez-vous des changements d’attitude dans les échanges entre la France et la Turquie?

«Il y a des changements d’attitude compréhensibles. Aujourd’hui les partenaires économiques sont des gens raisonnables qui signent des contrats et des accords privés, dénués de toutes considérations politiques.

Dans le public, c’est autre chose: on sait bien que les décideurs turcs procèdent à des appels d’offres, et ont besoin de sélectionner une entreprise étrangère pour réaliser une affaire. Ils seront plus enclins à signer un contrat avec une société qui ne soit pas française suite au fort sentiment de trahison dans les relations entre la France et la Turquie.

De leur côté, les consommateurs ont la possibilité de savoir si leur fournisseur est français ou turc pour procéder, s’ils le souhaitent à un boycott.

L’image d’une marque italienne ou allemande va alors profiter de la situation dégradée avec la France.

J’ai été informé que les annulations de déplacements touristiques turcs vers la France s’élèveraient à près de 30%, c’est une réaction de consommateurs, de particuliers qui émettent un jugement négatif à l’égard de la France.»

Cela peut-il aller plus loin?

«Tout dépendra de la décision du conseil constitutionnel français…»

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