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UE/Turquie: Ankara ne veut plus faire de concessions 22 février 2012

Posted by Acturca in EU / UE, Turkey-EU / Turquie-UE.
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Europolitique  (Belgique) mercredi 22 février 2012

Par Lénaïc Vaudin d’Imécourt

La Turquie a le sentiment que trop c’est trop : elle a fait sa part du travail pour faciliter les négociations d’adhésion à l’UE et ne fera plus de concessions. C’est ce qu’a déclaré en substance Selim Yenel, nouvel ambassadeur turc auprès de l’UE, le 21 février, lors d’une conférence sur les priorités et défis de la Turquie en 2012.

Il a admis que les relations de son pays avec l’UE étaient au plus bas mais a déclaré que sa mission était d’empêcher les choses d’empirer. Il a ajouté qu’Ankara n’avait plus rien à offrir l’UE et que son gouvernement en avait assez du blocage actuel de la situation. Ses propos s’ajoutent à une déjà longue de critiques formulées par Ankara à l’encontre de la politique d’élargissement de l’UE.

La Turquie a déposé sa demande d’adhésion à l’UE en 1987, et les négociations d’adhésion ont été formellement ouvertes en 2005. Depuis lors, 13 des 35 chapitres ont été ouverts et un seul a été provisoirement clôturé. L’une des étapes habituelles du processus de négociation est l’adoption par l’UE d’un programme de dispense de visa au profit du pays candidat. Ce ne fut pas le cas pour la Turquie, a noté M. Yenel, qui trouve cela « injuste ». « Nous devons montrer notre valeur ajoutée » en comparaison avec d’autres candidats, a-t-il ajouté.

En raison de la force économique du pays et de sa classe moyenne grandissante, il va devenir difficile à certains Etats membres de continuer de bloquer l’adhésion de la Turquie, en particulier depuis la crise de la dette en Europe, estime M. Yenel. Après une récession en 2009, la Turquie a connu une croissance de 9 % en 2010 et de 7,5 % en 2011.

Selon les chiffres du Fonds monétaire international (FMI) pour 2011, en termes de PIB par habitant, la Turquie arrive à la 64e place, avant la Bulgarie (67e) et la Roumanie (72e) qui sont devenues membres de l’UE en 2007. « Le processus d’adhésion prend notre relation en otage », a conclu M. Yenel.

Chypre

La priorité pour Ankara en 2012 est sa politique étrangère, a dit M. Yenel. « Nous avons maintenant les moyens d’être actifs en matière de politique étrangère, nous en avons maintenant des possibilités », a-t-il souligné. L’élément clé de la stratégie du pays à l’égard de son voisinage est de garantir une politique de « zéro problème » en tentant « d’apaiser les tensions ».

Pourtant, le pays ne semble pas désireux de régler ses problèmes actuels avec Chypre, le pays qui assumera la présidence tournante de l’UE en juillet prochain « Nous ne participerons à aucune réunion qu’ils présideront » ni à aucune réunion qui aura lieu sur l’île, a prévenu M. Yenel. Mais les relations entre l’UE et Ankara ne seront pas interrompues car « nous continuerons de discuter avec la Commission européenne, le Parlement européen, etc », a ajouté l’ambassadeur. « Il est dans notre intérêt de résoudre le problème chypriote », a-t-il reconnu mais l’absence de volonté politique de part et d’autre ne facilitera pas la recherche d’une solution dans un futur proche.

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