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Enseignante en Turquie : « Je n’ai jamais eu le sentiment d’habiter loin » 29 avril 2012

Posted by Acturca in France, Turkey / Turquie.
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Le Progrès (France) 29 avril 2012, p. 17

Saint-Claude-ville 

« Je ne suis pas plus en manque du Jura en vivant en Turquie, que n’importe où ailleurs en France », avoue sans hésiter Christine Vuillet, la Sanclaudienne, partie enseigner en Turquie. « Il y a deux vols par jour Genève-Istanbul et un vol Lyon-Istanbul, autant d’avions que de trains entre Saint-Claude et Paris ! ».

Après une année de stage en Franche-Comté (Sochaux, Belfort) et une expérience de deux mois au Cambodge pour « remettre à niveau en français les enseignants cambodgiens pendant les vacances d’été », elle a accepté en 1993 un poste de volontaire pour le service national (VSN) en Turquie, à Izmir.

« Une vie construitesur les différences culturelles »

« À peine arrivée à Izmir, en octobre 1993, que je faisais la connaissance de celui qui deviendra, dix ans après, mon mari. Il parlait très bien le français, appris au lycée Saint-Joseph. Il m’accompagne toujours dans ma vie. Nous avons construit notre vie sur nos différences culturelles », confie-t-elle.

« Un pays d’intégration tourné vers l’Europe »

La vie en Turquie ? « C’est un pays riche… Même si la vie est chère à Izmir depuis quelque temps. Il y a beaucoup de magasins franchisés et beaucoup moins de fabriques textiles », constate-t-elle. Pour Christine Vuillet, « c’est un pays d’intégration, qui a toujours été tourné vers l’Europe, et où le tourisme s’est beaucoup développé. Mais il n’a pas intérêt à rentrer dans l’Union-Européenne car la Turquie est suffisamment indépendante ! » affirme-t-elle. Elle ajoute : « c’est un pays sûr. Fini “Midnight Express” ! D’ailleurs, je trouve la police moins agressive qu’en France ! ».

Une équipe d’enseignants franco-turc gagnante

Au sein de l’établissement privé laïque qui porte le nom du poète Tevfik Fikret, Christine Vuillet se sent à l’aise : « Notre équipe de français au lycée, qui est composée de six professeurs, dont trois Turcs et trois Français, est vraiment gagnante ». Sa tâche ? « Coordonner les programmes d’enseignement, monter des projets d’échanges avec l’Hexagone et des actions pendant la francophonie ». Elle a d’ailleurs participé au projet européen Comenius, avec un professeur de biologie et sept élèves, pour lequel ils se sont rendus au lycée du Pré-Saint-Sauveur, à Saint-Claude en 2010.

La loi pénalisant la négation du génocide arménien divise

Quant à la nouvelle loi du 23 janvier 2012, qui pénalise la négation du génocide arménien, qui vient d’être déclarée « non conforme » par les Sages, l’enseignante sanclaudienne évoque la « grande colère » du gouvernement Erdogan. Elle rappelle que le 3e Forum des métiers en français, organisé par les lycées francophones d’Izmir, n’aura pas lieu car les établissements publics ont reçu des directives du rectorat les enjoignant de « suspendre tout projet ayant un lien avec la France ».

Gageons que l’événement aura tout de même lieu… tout comme la deuxième Université d’été, qui doit se tenir en juin (avant les vacances), proposée par l’association des professeurs d’Izmir.

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