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Entre mes deux pays, mon coeur balance 30 mai 2012

Posted by Acturca in Art-Culture, Immigration, Turkey / Turquie.
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Le Figaro (France) no. 21096, mercredi 30 mai 2012, p. 29

Marie-Noëlle Tranchant

« Almanya », de Yasemin Samdereli, raconte les tribulations de trois générations de Turcs émigrés en Allemagne.

Deux soeurs allemandes d’origine turque, Yasemin et Nesrin Samdereli, se sont alliées pour concocter une comédie optimiste sur l’intégration, Almanya, qui a remporté un joli succès public l’an dernier outre-Rhin. « Depuis quelques années, plusieurs films dramatiques ont dépeint la vie des Turcs en Allemagne, explique Yasemin Samdereli, qui assure la mise en scène. Ma soeur et moi avons coécrit le scénario en privilégiant les bons souvenirs, et le côté plus léger de notre vie turco-allemande. » Pour elle, la notion d’identité n’est pas quelque chose de figé. « Parfois je me sens plus turque, parfois plus allemande », dit-elle. Ce balancement entre les deux pays rythme l’histoire de la famille Yilmaz dans Almanya. Le dernier rejeton, le petit Cenk, six ans, se demande s’il est turc ou allemand après avoir été renvoyé comme un ballon entre les deux équipes de foot « nationales » de l’école. Son grand-père, Hüseyin, s’inquiète comme d’une défection d’avoir obtenu la nationalité allemande, alors que sa grand-mère s’enchante de leur naturalisation.

Histoire de pionnier

Flash-back : en 1964, Hüseyin, apprenant que l’Allemagne recrute de la main-d’oeuvre, décide de quitter son village natal d’Anatolie, où il ne parvient pas à faire vivre sa jeune femme et leurs trois enfants. Quelques années plus tard, il les fait venir dans le cadre du regroupement familial. L’arrivée dans une cité ouvrière donne lieu à quelques scènes de comédie un peu stéréotypées, choisies pour leur valeur emblématique de dépaysement : la langue (la mère ne parvient pas à demander du pain à l’épicerie voisine), la religion (les enfants sont effrayés par un crucifix), les usages (ces bizarres cabinets qui ne sont pas « à la turque »).

Puis les enfants vont à l’école, un quatrième naît sur le sol allemand. On voit le mélange de cultures s’opérer pendant quarante-cinq ans, avec des dosages différents selon les personnes et les générations, jusqu’aux dernières vacances en Turquie organisées par Hüseyin pour toute la famille. C’est parfois un peu facile, gentiment consensuel, mais vivant et sympathique. Et le personnage de Hüseyin (joué par deux comédiens, selon l’âge), fait passer toute une histoire de pionnier, volontaire et nostalgique.

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