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ADP mise sur les pays émergents 7 juin 2012

Posted by Acturca in Economy / Economie, France, Turkey / Turquie.
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Le Figaro (France) no. 21103, jeudi 7 juin 2012, p. 23
Le Figaro Économie

Valérie Collet à Istanbul

Le groupe français, qui vient de boucler une acquisition majeure en Turquie, cherche à anticiper la saturation de ses aéroports parisiens, anticipée à l’horizon 2030.

Transports ADP vient de finaliser l’acquisition de TAV, son homologue turc, qui draine chaque année 180 millions de passagers, avec 37 aéroports en Turquie, mais aussi en Géorgie, en Macédoine, en Tunisie, en Arabie saoudite. Pierre Graff, le PDG d’Aéroport de Paris, s’est rendu mercredi à Istanbul pour rencontrer Sani Saner, le PDG de Tav Airports, société dans laquelle ADP a pris une participation de 38 %, ainsi que dans TAV Construction, sa cousine, présente dans le BTP pour près de 700 millions d’euros.

La Turquie fait un peu figure d’eldorado pour ADP par comparaison à Roissy ou Orly (88 millions de passagers par an à eux deux). Une croissance à deux chiffres chez TAV. Des recettes commerciales par passager supérieures en Turquie (16,50 euros dépensés par personne contre 15 euros à Paris) En nombre de passagers, la Turquie avance à une allure spectaculaire. « Nous estimons que dans cinq à sept ans, le pôle TAV devrait rattraper notre pôle parisien », souligne Laurent Galzy, le directeur financier d’ADP. Globalement 118 millions de passagers ont transité par la Turquie en 2011 contre 34 millions en 2002.

Préparer l’avenir

ADP, qui a déjà fort à faire avec ses aéroports parisiens, s’est pourtant engagé dans une stratégie d’acquisitions à l’étranger pour préparer l’avenir. ADP anticipe en effet la saturation des aéroports parisiens. « Nous estimons que cela devrait intervenir en 2030, souligne le PDG d’ADP. Or, quand la croissance n’est plus au rendez-vous, pour une entreprise, c’est la mort », s’exclame Pierre Graff. « Nous venions d’aboutir notre réflexion sur notre stratégie internationale, qui prévoyait de cibler des aéroports de plus de 10 millions de passagers, de préférence dans les Brics, lorsque le dossier TAV s’est présenté, raconte-t-il. Nous avons avancé très vite sur cette opération, et c’est nous qui avons demandé aux deux actionnaires turcs qui voulaient vendre la totalité de leur participation de rester au capital pour préparer ensemble les prochains appels d’offres. Tous deux ont conservé 8 % du capital. »

Pour continuer à s’étendre dans le monde, le groupe ADP s’appuie sur deux filiales : ADP Management, qui prend des participations minoritaires dans les aéroports de la planète et opère des contrats de gestion (une vingtaine sont en cours). Son autre bras armé, ADPI, est dédié à l’ingénierie aéroportuaire. Cette structure très présente au Moyen-Orient conçoit des projets d’infrastructures (tours de contrôle, terminaux). Tous deux jouent le rôle de vigie pour le groupe, qui guette les prochaines opportunités, au Brésil, par exemple, où une éventuelle privatisation de l’aéroport de Rio pourrait être décidée d’ici à la fin de l’année.

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