jump to navigation

Attila, un peintre méconnu de son vivant 5 janvier 2013

Posted by Acturca in Art-Culture, Books / Livres, France, Turkey / Turquie.
Tags: , , , , ,
trackback

La Nouvelle République du Centre-Ouest (France) samedi 5 janvier 2013, p. 4
Deux-Sèvres, Loisirs

Philippe Engerbeau

Geste Editions a eu la bonne idée de citer Attila Bayraktar dans son  » Dictionnaire des peintres des Deux-Sèvres » . Ce Franco-Turc, enterré en Bocage, mérite plus encore.

Il est estimé comme un « excellent peintre » par La Petite Galerie, rue de Seine à Paris (la galerie Quilleré-Ustunel). « Malheureusement, il n’a jamais su se vendre et a passé beaucoup plus de temps à enseigner. C’est pour cela qu’il n’a jamais eu une grosse cote de son vivant », estime Jacqueline Ustunel, la galeriste spécialiste des peintres turcs de la capitale.

Attila Bayraktar n’aura jamais consenti au mercantilisme ni à la marchandisation. Pas étonnant pour un artiste ! C’est la première image que l’on a de l’homme décédé il y a peu à Saint-Sauveur-de-Givre-en-Mai. « Sur une terre qu’il aura aimée et adoptée », souligne l’ancien maire de Bressuire, Claude Boutet, qui l’avait embauché au milieu de sa vie dans une association, pour enseigner. Attila Bayraktar a peint l’ambiance et les serveurs d’un restaurant parisien populaire, où il avait invité celle qui est devenue son épouse. Une époque que l’on sent particulièrement heureuse avec des couleurs vives et des garçons de café alertes. Sur la fin de sa vie, les silhouettes de femmes gracieuses qu’il dessine, dans ses bains turcs, respirent la pudeur. Les jeux de lumière sont toujours surprenants. « En Turquie, il a reçu l’équivalent de la médaille de l’ordre du Mérite que lui a remise le ministre de la Culture », se souvient sa veuve, Marie-Paule Bayraktar, kinésithérapeute aujourd’hui retraitée. Il aura travaillé d’arrache-pied et vécu intensément.« Sans jamais accepter de se cantonner dans un style comme l’a fait un Bernard Buffet. »Toujours libre et maître de son art, à défaut de l’être pour une partie du reste. « En Turquie, son père, qui était l’équivalent d’un sous-préfet, ne voulait pas qu’il devienne artiste. C’est pour cela qu’il est venu étudier aux Beaux-Arts à Paris. »Seule concession :« Il a travaillé un temps chez un notaire, pour  » croûter « . Qui en même temps lui achetait tout ce qu’il peignait ». Celui qui, aujourd’hui, a les honneurs du « Dictionnaire des peintres et sculpteurs » chez Geste éditions, a débuté dans la caricature. Sa veuve a conservé une édition d’origine de TEF datée de 1954, une revue de son pays d’origine. Il y a dessiné en 1954 un homme à barbe suivi de ses femmes en burqa, toutes plus ou moins enceintes, selon qu’elles le suivent de près ou de loin. Le conflit des Balkans l’a marqué au point d’en extraire une oeuvre jugée remarquable par son entourage. Avec son souci de la précision et sa rigueur, ce peintre vit toujours intensément, chez plus d’un. La Petite Galerie lui consacrera une exposition en 2014.

« Dictionnaire des peintres des Deux-Sèvres », par François Wiehn, vient de paraître chez Geste Editions. Tarif : 59,90 E. Tous les artistes deux-sévriens décédés au 31 décembre 2011 y sont répertoriés, dont Attila Bayraktar.

Commentaires»

No comments yet — be the first.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :