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Le Grand Paris cherche à attirer les entrepreneurs turcs 7 janvier 2013

Posted by Acturca in Economy / Economie, France, Istanbul, Turkey / Turquie.
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Les Echos (France) no. 21348, lundi 7 janvier 2013, p. 22

Dominique Malécot, A Istanbul et à Gaziantep

Encore rares en France, les entreprises turques s’intéressent à la région parisienne. Elles s’appuient sur de puissantes organisations professionnelles pour accélérer leurs investissements.

La France ne compte qu’une petite cinquantaine d’entreprises turques, dont les effectifs cumulés ne dépassent pas 1.500 personnes, mais elle les attire, puisqu’elles n’étaient que 30 en 2010. Avec des fortunes diverses. Sans remonter à l’échec du distributeur turc Sinan Solmaz dans la reprise du verrier Duralex, l’équipementier automobile Orhan Holding n’échappe pas aux difficultés de son secteur. La firme familiale, dont la filiale française est basée à Poissy (Yvelines) au plus près de ses principaux clients locaux, procède à un audit de son usine Nobel Plastiques de Vitry-le-François (Marne), dont 200 des 460 emplois sont menacés.

Cela n’a pas empêché un autre équipementier automobile turc, Martur, d’installer un centre de recherche à Vélizy-Villacoublay (Yvelines) pour développer des composants de sièges auto. Il pourrait embaucher à terme une soixantaine de personnes. Pour sa part, le constructeur d’autocars et de blindés Otokar, filiale du conglomérat Koç, a implanté son siège Europe à Roissy (Val-d’Oise) avec la ferme volonté de développer ses parts de marché dans les bus urbains et le ramassage scolaire. Le même conglomérat Koç est aussi présent en France depuis une vingtaine d’années avec son groupe d’électroménager Beko. Son concurrent Vestel, dont les activités s’étendent à l’électronique grand public, s’est lui aussi implanté en France pratiquement en même temps.

« Nous investissons 3,5 milliards d’euros en 2013 dans les transports et nous coopérons très étroitement avec Paris. »
Kadir Topbas, Maire d’Istanbul

« Les principaux secteurs dans lesquels les Turcs ont investi récemment en France sont le textile, le matériel médical, la sous-traitance automobile, la logistique et la machine-outil avec un fort intérêt pour les sociétés en difficulté qui ont des marques », note Géraldine Filippi, représentante de l’Agence française pour les investissements internationaux (Afii) à Istanbul.

De nouveaux débouchés

Toutes n’ont pas encore sauté le pas mais nombreuses sont celles à s’intéresser au marché français, à l’image du fabricant de tapis Royal Hali, qui dispose d’une usine ultra-moderne à Gaziantep, à la frontière syrienne. Il travaille déjà pour Pierre Cardin et pour un géant français du tapis, mais compte bien sur la flexibilité de son outil industriel pour développer ses activités en France. A quelques kilomètres de là, dans la même ville, les groupes Sireci, Ozberkler et Aydemir se sont unis pour se diversifier. Ils viennent d’investir plus de 11 millions d’euros dans Solarturk, une usine de panneaux solaires destinée à accompagner la montée en puissance de cette énergie en Turquie_ mais aussi susceptible d’être un jour éligible à des marchés européens.

La mission en Turquie effectuée mi-décembre par l’association d’entreprises Paris-Ile-de-France capitale économique (PIDFCE) témoigne de ce fort appétit d’investissements en France, particulièrement en région parisienne. Pierre Simon, président de l’association, explique ce succès par le fait que Paris, avec ses TGV, son réseau routier et ses aéroports, « est la porte d’un marché de 500 millions de consommateurs ». Surtout, les Turcs n’y sont pas dépaysés. Avec 13 millions d’habitants, Istanbul représente 43 % du PIB de la Turquie et investit 28 milliards d’euros dans ses transports en commun. Un rôle dans le pays qui présente de très fortes analogies avec le Grand Paris.

Les hommes d’affaires turcs l’ont bien compris. Pour réaliser leurs projets, ils s’appuient désormais sur de puissantes organisations professionnelles comme la Fédération d’entrepreneurs et de dirigeants de France (Fedif) et sa composante Fatiad (entrepreneurs franco-turcs) ou encore la Confédération turque des hommes d’affaires et industriels, Tuskon, dont les travaux s’inscrivent résolument dans le long terme et n’hésitent pas à bousculer le patronat traditionnel turc.

Lire aussi: "L'apaisement des relations franco-turques" 
        et "Mode : Joseph & Eren et Exaltation 
                         vendent l’image de Paris"

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