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Pour le droit de vote des étrangers 9 février 2013

Posted by Acturca in France, Immigration, Turkey / Turquie.
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L’Est Républicain, samedi 9 février 2013, p. Bel-4
Belfort

Eléonore Tournie

L’association Cojep Belfort organisait hier soir une réunion aux Résidences. « Certains ont travaillé pendant 40 ans ici, ils paient leurs impôts, pourtant ils n’ont pas le droit de vote », regrette Mustafa Cetin, président de l’antenne belfortaine de Cojep. L’association qui regroupe une trentaine d’adhérents, turcs, algériens, marocains ou tunisiens, milite pour le droit de vote des étrangers aux élections municipales. Elle organisait hier soir une réunion à la bibliothèque la Clé des champs aux Résidences.

Deuxième génération

Fortement intéressé par la vie politique locale, connu dans le milieu associatif, Mustafa Cetin a été naturalisé il y a un an, à 39 ans, afin de pouvoir voter « comme les autres ». Il refuse cependant que la naturalisation soit une condition à ce droit. « Les gens doivent pouvoir être libres de choisir s’ils veulent être naturalisés ou pas. En plus, c’est très compliqué aujourd’hui d’avoir la naturalisation même si les critères ont été assouplis », proteste-t-il. Lui l’a finalement obtenue après deux ans d’attente et deux demandes en préfecture.

À ses côtés, Salih Aktas, acquiesce. D’origine turque, il est né en France et trouve la situation telle qu’elle est aujourd’hui absurde. « Avant qu’il soit naturalisé, ça me faisait de la peine de voir Mustafa inciter les gens à aller voter alors que lui-même ne pouvait pas le faire ! », explique-t-il.

Pour Salih, le droit de vote des étrangers aux élections locales équivaudrait à une forme de reconnaissance. « Lorsqu’ils sont venus en France, nos parents pensaient plus à avoir un travail et pouvoir repartir ensuite. Finalement, ils sont restés. Nous, la deuxième génération, on nous voit comme Turcs en France et Français en Turquie ».

Une telle décision offrirait également plus de visibilité aux minorités, sous-représentées dans les urnes mais surreprésentées dans les quartiers sensibles et défavorisés. « En leur refusant le droit de vote, on ne leur permet pas de s’impliquer dans la vie politique et on ne les aide pas à s’intégrer. Elles se sentent mises de côté or il faut travailler ensemble pour résoudre les problèmes », prêche Mustafa Cetin.

Arrivé en France à l’âge de 9 ans, travailleur actif depuis ses 16 ans, le quadragénaire se souvient avec émotion du jour où il a mis son premier bulletin dans l’urne. C’était le 22 avril dernier, au premier tour des présidentielles : « J’étais parmi les premiers au bureau de vote. Je ne voulais pas rater ça. Ca a été un grand bonheur ».

Aujourd’hui, Mustafa Cetin espère que François Hollande tiendra promesse comme il le fait à propos du mariage pour tous, en passe d’être voté. « Seule l’honnêteté fait le bonheur », assure le militant.

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