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MédiaTIC : #occupygezi, les médias sociaux au cœur de la contestation en Turquie 3 juin 2013

Posted by Acturca in Istanbul, Turkey / Turquie.
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RTBF (Belgique) lundi 3 juin 2013

L’actualité des médias et des nouvelles technologies avec Alain Gerlache

 » La menace aujourd’hui s’appelle Twitter. C’est là que se répandent les plus gros mensonges. Les réseaux sociaux sont la pire menace pour la société « . Manifestement, le Premier ministre turc Erdogan n’aime pas les médias sociaux.

Le paradoxe, c’est qu’il y est lui-même présent ! Et avec succès ! Sa page Facebook a été  » likée  » 2 millions de fois. Et il a plus de 2 millions 700 mille abonnés sur Twitter. En réalité, ses comptes sont gérés par son équipe. Fait significatif, s’il est très suivi sur Twitter, lui-même ne suit personne. Cela illustre parfaitement une vision unilatérale des réseaux sociaux :  » Je parle, mais je n’écoute pas « .

La déclaration que vous venez de citer a été faite à la télévision. Un média très docile à l’égard du gouvernement, comme en témoigne cette double image publiée par le site The Next Web. D’un côté, CNN International transmet en direct des images des affrontements à Istanbul. De l’autre, CNN Turquie diffuse au même moment une émission culinaire. Une parfaite illustration de la mainmise du pouvoir sur les médias.

Ce qui n’est pas le cas des médias sociaux, beaucoup plus difficiles à contrôler.

Exactement. C’est que dit à Slate.fr Samim Akgönül, un politologue franco-turc, professeur à Strasbourg et à Istanbul :  » Twitter et les réseaux sociaux montrent l’attitude timide et soumise de la presse turque « .

On a un peu l’impression que l’histoire se répète. Un mouvement d’opposition que l’on tente de museler, une répression sauvage, des manifestants souvent plutôt jeunes et éduqués. Toutes les conditions pour que les médias sociaux soient le moyen de communication qui permette à la contestation de s’exprimer. D’autant que la jeunesse turque, voire une grande partie de la population, est très présente sur les réseaux. Le succès des comptes du Premier ministre en fait la démonstration.

Les opposants quant à eux utilisent tous les canaux disponibles sur le web.

Oui et cette multiplication des plateformes complique aussi les tentatives de censure de la part du gouvernement. A côté de Twitter et de Facebook, on trouve aussi un blog photos sur Tumblr, des vidéos sur Youtube et une chaine sur le site de diffusion vidéo LiveStream.

Le tout sous le même hashtag, le mot-clé : #occupygezi, du nom du parc dans le quartier de Taksim. Dans la lignée donc des mouvements de contestation #occupy qui ont fleuri un peu partout dans le monde ces derniers mois. Ce qui démontre aussi que la contestation va bien au-delà d’une simple question locale.

Et ce n’est pas le moindre paradoxe de constater comme le fait Samim Akgönül que de nombreux journalistes turcs sont présents sur les réseaux sociaux et qu’ils y sont  » très actifs, très engagés, très démocrates. Mais rien ou peu ne filtre dans leurs journaux imprimés ou télévisés « .

#médiaTIC @AlainGerlache

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