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Une musique très oxydée ! 26 juin 2013

Posted by Acturca in Art-Culture, France, Istanbul, Turkey / Turquie.
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Le Journal de Saône et Loire (France) mercredi 26 juin 2013, p. 30

Interview par Meriem Souissi

Le saxophoniste chalon­nais Nicolas Nageotte ren­tre d’Istanbul. Il y a passé six mois pour apprendre les rudiments de la clarinette turque et vivre les événe­ments de la place Taksim. Musicaves de Givry. Le festival débute ce soir et programme le groupe de N. Nageotte

Vous êtes professeur de clarinette au conservatoire de Chalon, vous avez choisi de partir en Turquie y apprendre la clarinette turque et créer un ensemble, pourquoi ?

Par amour pour cet instrument très singulier, j’aime sa souplesse extrême, les raffinements qu’il offre. Pour l’étudier, il me fallait obligatoirement aller là-bas même si je sais qu’une vie de musicien ne me permettra pas de la maîtriser comme il me faudrait plusieurs vies pour maîtriser toute la diversité du répertoire de la musique turque. Une ou plutôt des musiques très identifiées selon les régions.

Vous avez créé un ensemble avec trois musiciens européens et deux musiciens turcs, quelle musique jouez-vous ensemble ?

L’ensemble est né d’abord par envie de jouer ce répertoire musical puis de faire se rencontrer nos instruments : ma clarinette et mon saxophone, la vielle à roue d’Eléonore Fourniau, les percussions mais aussi des tablas indiens dont joue un des musiciens turcs. Nous prenons le répertoire traditionnel mais en lui ajoutant nos colorations propres. Nous jouons des musiques rurales d’Anatolie, des musiques kurdes, des musiques urbaines d’Istanbul, des musiques tziganes. Eléonore chante en turc et parfois en Occitan et joue de la vielle à roue, formidable dans la musique turque. Nous choisissons d’abord les chansons que nous interprétons à cause des possibilités qu’elles nous offrent et non en raison de leur provenance géographique. Nos arrangements sont modernes mais notre interprétation reste traditionnelle. Nous sommes à la fois très centrés sur le répertoire turc mais très ouverts sur l’Orient, l’Occitanie, la Bulgarie et l’Inde.

Que veut dire Oksit, le nom de votre ensemble ?

Tout simplement oxydé, c’est un peu le principe de notre musique. C’est l’idée d’oxyder un peu le répertoire, de l’oxygéner aussi. Nous laissons place dans notre musique à l’invention et surtout au plaisir de jouer.

Vous êtes programmé aux Musicaves et ensuite ?

Nous irons à Lyon, à Langon, à Saint-Flour, bref, dans des festivals consacrés aux musiques trad alors qu’à Istanbul où nous avons beaucoup joué, c’était plutôt dans de petits clubs. La scène stanbouliote est pleine de ces petits lieux où l’on peut jouer en gagnant trois francs six sous. C’est une ville effervescente. La vie de musicien y est assez précaire mais on trouve facilement d’autres musiciens pour jouer. On peut aussi facilement aller écouter quatre concerts dans une même soirée.

Envisagez-vous d’autres voyages musicaux ?

Je vais reprendre les cours au conservatoire de Chalon et il me faudra un peu de temps pour digérer cette expérience. Je retournerai à Istanbul. Sans les Musicaves et les concerts, je ne serais pas revenu si tôt. J’aimerais aller en Bulgarie et en Azerbaïdjan pour continuer mon apprentissage.

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