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Zoom : Istanbul maintient ses mégaprojets d’infrastructures et urbains, malgré la déception olympique 16 septembre 2013

Posted by Acturca in Economy / Economie, Istanbul, Turkey / Turquie.
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Le Bulletin Européen du Moniteur, no. 1116, Lundi 16 septembre 2013, p. 2
Projets & contrats

Élisa Perrigueur

La mégalopole turque n’organisera pas les JO en 2020, mais ce rendez-vous manqué avec l’histoire olympique ne la stoppe pas pour autant dans son programme titanesque de construction d’infrastructures et d’aménagements urbains. Ainsi, prévu pour une ouverture en 2017, le troisième aéroport de la ville qui sera construit au nord est considéré comme le plus grand de la planète. Le consortium d’entreprises turques ayant remporté l’appel d’offres pour les travaux et l’exploitation – composé de Limak, Cengiz, Kolin, Ma-pa et Kalyon – investira près de 34 milliards d’euros pour ce mastodonte capable d’accueillir 150 millions de passagers par an. L’équipement, qui s’étendra sur 7 500 hectares et sera doté de six pistes d’atterrissage, nécessitera la destruction d’une partie de la forêt d’Istanbul. Le projet prend toutefois du retard et aucune date de travaux n’a été annoncée, la phase de montage financier n’ayant pas encore réellement abouti. Aéroport de Paris (ADP) et sa filiale turque TAV, qui avaient échoué à remporter l’appel d’offres, pourraient profiter de cette incertitude de calendrier pour se décider à réinvestir dans l’aéroport international Istanbul Ataturk, dont TAV est gestionnaire. « L’aéroport d’Ataturk a une croissance annuelle de 20 %. L’an dernier, il a accueilli 45 millions de passagers et cette année, on dépassera les 50 millions, soit sa capacité maximale théorique. Dès lors que le nouvel aéroport ne serait pas inauguré très vite, il est donc opportun de travailler à la fois sur des aérogares supplémentaires et sur les pistes. Dans un cas extrême, il est même envisagé de faire une nouvelle piste. Toutefois, il s’agit encore de travaux exploratoires. Aucune décision n’est prise et il faudra trouver un accord avec le gouvernement [turc NDLR] sur le financement », a souligné le patron d’ADP, Augustin de Romanet, le 3 septembre. TAV précise : « Un appel d’offres vient d’être remporté par le turc Makyol Insaat pour la construction d’espaces de stationnement supplémentaires pour avions (ils passeront de 104 à 162 l’année prochaine). Nous réfléchissons à une extension des pistes, mais il n’y encore aucun projet précis. »

Autre grand projet de la capitale turque : d’ici deux ans, un troisième pont enjambant le Bosphore redessinera Istanbul. Le consortium turco-italien Içtas-Astaldi a déjà débuté la construction, pour 2,3 milliards d’euros, de cette passerelle ferroviaire et autoroutière de 1,2 km, qui se connectera à une future autoroute de 260 km. L’apparition du pont pourrait accélérer l’urbanisation du secteur, actuellement une zone de forêt protégée, et ainsi voir naître de nombreux chantiers.

À ces deux infrastructures, destinées à désengorger le trafic de la mégalopole, s’ajoute enfin le très ambitieux « Kanal Istanbul ». Ce corridor de 50 kilomètres de long et 150 mètres de large à l’ouest de la ville est voué à alléger la circulation sur le Bosphore. Il scinderait la partie européenne en deux parts et connecterait la mer Noire à celle de Marmara d’ici dix ans.

Enfin, avec une population de 15 millions d’habitants qui continue de croître, la mégalopole doit absolument répondre au défi du logement. La municipalité encourage la construction de logements et d’espaces verts.

Le logement, nouveau défi de la capitale turque

« La nouvelle classe moyenne souhaite désormais des maisons avec jardins en périphérie », déclare Soli Ozel, économiste et membre de TUSIAD (association des entrepreneurs turcs). « Deux villes nouvelles se créent actuellement, l’une sur la partie orientale (près de Kartal), l’autre sur la partie occidentale (près de Silivri).» Le promoteur dubaïote Emaar vient ainsi d’annoncer la création d’un quartier entier pour 15 000 résidents dans la partie orientale (district de Camlica). Plus récemment, le maire d’Istanbul a évoqué l’émergence d’un « Central Park » de 500 000 m² dans le quartier de Zeytinurnu, à l’ouest du centre-ville (rive européenne). Selon Soli Ozel, « pour l’ensemble de ces travaux, la Turquie a besoin de matériaux et d’engins de construction, qu’elle importe généralement de l’étranger.» À ces programmes aménagements s’ajoutent les multiples contrats de rénovation et de renforcement des constructions en raison du fort risque sismique dans la zone (les experts parlent d’un séisme de magnitude 7 dans les 20 prochaines années).

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