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La Turquie défend ses pépites numériques 31 octobre 2013

Posted by Acturca in Economy / Economie, Turkey / Turquie.
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Les Echos (France) no. 21555, jeudi 31 octobre 2013, p. 21
High-Tech & Médias ~ Internet

Nicolas Rauline

De plus en plus de start-up turques attirent l’attention des investisseurs. Certaines étaient présentes au Techcrunch Disrupt.

« De plus en plus, quand on parle des pays émergents, on cite le Brésil, la Russie, mais aussi la Turquie. » Arda Kutsal, fondateur du site d’informations technologiques Webrazzi, est ravi. Sept ans après la création de sa société, il sent enfin que le monde de l’Internet regarde la Turquie avec intérêt. Lui-même court les événements internationaux pour faire passer le message. Après le Techcrunch Disrupt, dont il était sponsor, il viendra à la conférence LeWeb, en décembre à Paris. Difficile, il faut dire, de passer à côté des 35 millions d’internautes turcs, qui en font déjà le cinquième pays européen en termes d’usage, après la Russie, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. « La particularité de la Turquie, c’est que 70 % des internautes ont moins de 25 ans, ajoute l’entrepreneur. Et le potentiel de croissance est là car, avec une population de près de 80 millions d’habitants, le taux de pénétration est encore assez bas. »

Cela pourrait néanmoins très vite changer, d’autant que la pénétration des smartphones grimpe en flèche : il pourrait y en avoir 45 millions en circulation dans le pays dès l’an prochain. La place de la Turquie sur la carte des nouvelles technologies devrait, elle aussi, évoluer : l’e-commerce croît de plus de 45 % tous les ans, les investissements publicitaires sur Internet de 30 %.

Intérêt des investisseurs américains

Les jeunes n’hésitent plus à se lancer dans l’entrepreneuriat, portés ces dernières années par des « success stories » comme celle de Markafoni, un portail d’e-commerce racheté 200 millions de dollars par le groupe sud-africain Naspers. Autres exemples, le site d’annonces GittiGidiyor acquis par eBay il y a deux ans, ou encore le géant de la livraison de repas Yemek Sepeti, qui livre 150.000 repas par jour et vient de bénéficier d’un investissement de 44 millions de dollars du fonds américain General Atlantic. Et, comme cette dernière, les start-up turques commencent à se tourner vers le Moyen-Orient, le Golfe, voire l’Europe du Sud pour étendre leurs activités.

29 % LA PART DES CITOYENS TURCS possédant une tablette qui dépensent plus de 5 euros par mois en applications.

« Il y a de plus en plus de financement pour les start-up, notamment en « early stage ». Mais les investisseurs turcs hésitent encore à investir dans des activités risquées », note Kivanç Açikgöz, entrepreneur qui prépare le lancement mondial de MailMag, un service se présentant comme le « Flipboard de l’e-mail ». De fait, plusieurs fonds américains ont commencé à investir dans des start-up turques. C’est le cas notamment d’Intel Capital, de Kleiner Perkins ou de Tiger Global. Sans oublier l’apparition de « business angels » locaux, comme l’entrepreneur Hasan Aslanoba, qui vient d’injecter 25 millions de dollars dans différents projets sur les quatre derniers mois.

Parmi les points forts de l’Internet turc, figurent notamment l’e-commerce, les réseaux sociaux (92 % des internautes turcs ont un compte Facebook), et les jeux, avec Peak Games, l’un des leaders européens des jeux sociaux.

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