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Ankara salue les progrès dans sa relation avec l’UE en 2013 7 janvier 2014

Posted by Acturca in Turkey-EU / Turquie-UE.
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Agence Europe

7 janvier 2014, Bruxelles

Le gouvernement turc a rendu public, le 3 janvier, son propre rapport de suivi dans sa perspective européenne, soulignant les « réalisations importantes » en 2013, « malgré les difficultés rencontrées », et alors que les relations entre l’UE et la Turquie restent tendues. « Un examen attentif de ce rapport (…) révèle que, malgré toutes les lacunes, le processus d’adhésion a fourni de grands avantages pour la Turquie », explique le nouveau ministre des Affaires européennes, Mevlut Çavusoglu. Dans son rapport « qui ne doit pas être perçu comme une réaction » à celui de la Commission européenne, le gouvernement souligne que le rapport préparé par la Commission (EUROPE 10944) « avec un esprit objectif et constructif en comparaison avec les rapports précédents » et publié en octobre « a assuré une atmosphère plus favorable dans les relations Turquie-UE ». Ce rapport de la Commission a reconnu « non seulement les réformes politiques, mais aussi la réussite économique de la Turquie malgré la crise mondiale, en collaboration avec notre progrès dans l’alignement sur l’acquis communautaire », ajoute le rapport turc.

Ankara rappelle que « l’adhésion à l’UE continue d’être une préférence stratégique pour la Turquie. L’évolution rapide des dynamiques globales rend l’intégration UE-Turquie de plus en plus importante et essentielle. Il est clair que la Turquie jouera un rôle clé dans un avenir meilleur, plus sûr et plus stable de l’UE ». Il est un fait historique que l’adhésion à l’UE fournira de nombreux avantages politiques, économiques, sociaux et géostratégiques à la Turquie, ajoute le rapport qui précise que la Turquie connaît actuellement un processus de transformation socio-économique avec la contribution des réformes liées à l’adhésion.

La Turquie rappelle que 2013, année du 50ème anniversaire de l’accord d’Ankara est « une période au cours de laquelle le caractère réformiste de la Turquie est devenu plus important et au cours de laquelle d’importants développements ont eu lieu dans les relations Turquie-UE ». Elle met en avant l’ouverture du chapitre sur la politique régionale le 5 novembre, les réunions de dialogue de haut niveau sur les secteurs stratégiques tels que l’énergie et les transports et le renforcement des mécanismes de coopération dans divers domaine. « Il ne fait aucun doute que le développement le plus important a été l’étape majeure prise qui ouvre la voie à une Europe sans visa », ajoute M. Çavusoglu, alors que le dialogue sur la libéralisation des visas a commencé officiellement le 16 décembre.

Rappelant que le nombre de chapitres de négociation ouverts se monte à 14 et que 16 sont bloqués, pour le gouvernement, « bien que huit ans se soient écoulés depuis le début des négociations et que la Turquie ait mis en œuvre résolument les réformes nécessaires, le processus n’est malheureusement pas à un stade satisfaisant en raison des blocages politiques posés par certains États membres. Cependant, la Turquie ne cesse de poursuivre le processus de réforme en dépit des difficultés avec les négociations ». Le gouvernement appelle l’UE à lever les blocages sur les chapitres sur le « Pouvoir judiciaire et droits fondamentaux » (23) et sur « Liberté, Sécurité et Justice » (24). « L’UE devrait enlever les blocages actuels qui contredisent les valeurs fondamentales de l’UE dans les critères politiques, les chapitres 23 et 24, qui constituent l’épine dorsale du processus d’adhésion de la Turquie », explique le rapport qui souligne que « des progrès significatifs ont été réalisés en 2013 » dans les critères politiques et sur ces chapitres.

Des relations toujours tendues

Si l’impression donnée par le rapport semble positive, les relations entre la Turquie et l’UE restent tendues. Le commissaire à l’Élargissement, Stefan Füle, a exhorté, le 27 décembre, la Turquie « à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que les allégations de corruption soient traitées sans discrimination ou favoritisme et d’une façon transparente et impartiale ». « Ces derniers jours, le changement introduit dans le règlement de police judiciaire a sapé l’indépendance du pouvoir judiciaire et sa capacité à agir. L’application de ce règlement a été suspendue par le Conseil d’État. Je me félicite de cette suspension et j’espère que la décision du Conseil sera rapidement finalisée », a-t-il ajouté. Des dizaines de hauts gradés de la police ont été démis de leur fonction sur ordre du gouvernement dans les jours qui ont suivi les premières interpellations de personnalités proches du gouvernement sur des accusations de fraude, corruption et blanchiment d’argent. Le président du groupe S&D au Parlement européen, Hannes Swoboda, ou encore la rapporteur sur la Turquie au PE, Ria Oomen-Ruijten (PPE, néerlandaise), se sont aussi inquiétés de la situation.

En réponse, le ministre turc a, le 29 décembre, a « invité nos amis européens à éviter les a priori et à garder leur sang-froid en commentant les développements intérieurs en Turquie qui ont également des dimensions politiques. Il ne devrait y avoir aucun doute sur la fait que la Turquie surmontera ce processus difficile par la voie de la démocratie et des principes fondamentaux du droit ». (CG)

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