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Edouard Cissé, nouveau sultan d’Istanbul 28 novembre 2007

Posted by Acturca in France, Turkey / Turquie.
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Le Parisien (France), mercredi, 28 novembre 2007, p. 21

Julien Laurens, Istanbul (Turquie)

Depuis la fenêtre du grand salon, la vue sur le Bosphore est magnifique. Toute la partie asiatique d’Istanbul s’étend sous vos yeux, à perte de vue. Sur la droite et sur la gauche, les deux énormes ponts qui relient les deux rives du fleuve. C’est dans cet appartement, où Jean Tigana, l’ancien entraîneur de Besiktas, l’a précédé, qu’habite Edouard Cissé. Ou plutôt qu’il habitait. En effet, cette même fenêtre donne également sur la rue et, à Istanbul, les rues ne sont jamais calmes. Il en a eu marre du ballet incessant des véhicules. Il est retourné à l’hôtel en attendant de trouver une demeure moins bruyante. Il se verrait bien dans le quartier de Levent, où se trouve Kanyon, le grand centre commercial où l’ancien Parisien aime traîner. Depuis sa signature à Besiktas en juin, Edouard Cissé est presque déjà devenu plus stambouliote que parisien ou londonien (il a évolué en 2003 à West Ham).

Sa capacité d’adaptation est incroyable. Il a déjà ses habitudes, ses restaurants, ses quartiers préférés, sa connaissance de la ville ; « il faut savoir que la mosquée Bleue possède six minarets », glisse-t-il au moment où l’on passe devant le superbe monument. Il a aussi ses amis, Eray, son traducteur, et Derya, qui dirige Gilt, le meilleur restaurant de la ville. Au volant du 4 x 4 allemand prêté par le club, il se repère parfaitement et, preuve ultime de son intégration, parvient même, sans GPS, à esquiver les embouteillages, permanents à Istanbul. « Quand j’étais à Londres, j’avais mis du temps à comprendre que la ville était géniale. Là, je ne voulais pas faire la même erreur. Tout le monde me disait qu’Istanbul était super. Je voulais le découvrir par moi-même, m’adapter à la ville, à la vie turque. J’ai toujours été quelqu’un d’ouvert. Et ici, c’est le carrefour des continents, des cultures et des religions », explique-t-il.

Il a déjà sa chanson

S’il s’est adapté à la ville, il s’est aussi fait au football sans aucun problème. En quelques semaines, il est devenu le joueur préféré des bouillants supporters de Besiktas. Son maillot est l’un des plus vendus, il a sa chanson : « Edouard Cissé est né à Paris, il est déjà un aigle (NDLR : l’emblème du club) et il va défoncer Fenerbahçe », tout un programme repris en coeur par le stade Inönü. Les journaux saluent son apport, son intelligence de jeu. Son avis au sein de l’équipe compte. Les gens le reconnaissent dans la rue, l’interpellent. Lui, il répond toujours, le sourire aux lèvres. « C’est un autre football ici, moins tactique mais plus offensif et plus rythmé. Tu ne peux prendre que du plaisir. L’amour et la passion des Turcs pour le football sont sans limites. C’est incroyable. Quand nous jouons à domicile, nous sommes une autre équipe. C’est comme si nous jouions à douze » confie-t-il. Eddy est heureux. « Je me plais bien ici. Tout se passe bien pour l’instant dans la vie et sur le terrain. Je m’épanouis à découvrir une nouvelle culture dans une atmosphère différente », conclut-il. Ce soir, le choc face à Marseille lui rappellera un bon vieux PSG – OM de la grande époque. Sauf, prévient-il, que l’ambiance sera encore plus assourdissante.

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